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Faits saillants du rapport sur les expériences de violence sexuelle des universitaires québécois des minorités sexuelles ou de genre

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Geneviève Paquette

Résumé de la communication

Utilisant de manière secondaire des données de l’Enquête sur la sexualité, la sécurité et les interactions en milieu universitaire (ESSIMU), l’étude dont découle ce rapport a pour premier objectif de décrire les expériences de violences sexuelles en milieu universitaire subies par les étudiant.es des minorités sexuelles ou de genre (MSG). Le deuxième objectif vise à recenser les pratiques des milieux d’enseignement supérieur québécois et celles identifiées dans la littérature pour prévenir la violence sexuelle à l’endroit des étudiant.es des MSG. Les résultats montrent que ces étudiant.es vivent des violences sexuelles se rapportant à leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. La plupart des milieux sondés savent que cette population est particulièrement visée par les violences sexuelles, mais peu de stratégies de prévention et d'intervention de soutien spécifiques pour cette population sont mises en place. Enfin, notre étude identifie quelques programmes de prévention qui pourraient être adaptés pour inclure la prévention des violences sexuelles auprès des étudiant.es des MSG.

Résumé du colloque

Les violences sexuelles sont prévalentes auprès des populations universitaires en Amérique du Nord et en Europe, en plus d’être associées à des conséquences néfastes. L’enquête Sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire (ESSIMU) a permis d’établir un portrait des violences sexuelles (VS) se déroulant en contexte universitaire québécois en s’appuyant sur une définition large des différentes formes de VS, incluant notamment le harcèlement sexuel, les comportements sexuels non désirés et la coercition sexuelle. Sur les 9284 personnes ayant répondu au questionnaire en ligne, 36,9 % ont rapporté avoir subi au moins une forme de VS en milieu universitaire, depuis leur entrée à l’université, commise par une autre personne affiliée à cette université. Certains groupes sociaux sont davantage victimisés : les femmes (40,6 %), les étudiant.e.s de l’international (41,6 %) et les individus issus de minorités sexuelles (49,2 %) et de genre (55,7 %) (Bergeron et al., 2016). En France, en 2015, l’enquête Violences et rapports de genre (Virage) est réalisée avec le but de documenter les violences sexuelles subies par la population française au cours de leur vie. Dans le cadre de cette enquête, l’Institut national d’études démographiques (INED) lance une enquête complémentaire (Virage-Universités) pour comprendre l’ampleur des violences et des discriminations existantes en milieu universitaire. Sur les 6648 étudiant.e.s ayant répondu au questionnaire en ligne, un total de 1882 étudiant.e.s ont déclaré avoir subi au moins un fait de violence (psychologique, physique ou sexuelle) au cours des 12 mois précédant l’étude. L’enquête a aussi démontré que la nature des violences subies n’est pas la même selon le genre : les étudiantes sont plus touchées par des propos et attitudes à caractère sexuel, tandis que les étudiants mentionnent plus fréquemment des faits de violence psychologique (Lebugle et al., 2018).

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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