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Gérer l’innovation en contexte muséal : Étude comparative des laboratoires d’innovation numérique du Musée de la Civilisation de Québec et du Musée des beaux-arts de Montréal.

RG

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Raphaël Guyard : Université Laval

Résumé de la communication

Les institutions muséales ont été appelées à se renouveler tout au long du XXème siècle en fonction des transformations économiques et technologiques qui ont façonnées le monde moderne (Jacobi 2012). Traditionnellement dédiés à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine, les musées ont su adapter leurs approches de médiation auprès des publics en suivant des nouvelles politiques de démocratisation de la culture depuis les années 1970 (Davallon 1992). Ainsi, leurs objectifs ont évolué de pair avec les fonctions organisationnelles qui les caractérisent afin de s’adapter à la modernité (Zolberg 1983; Gombault 2003 ; Coblence et Sabatier 2014). Aujourd’hui, le numérique est source de renouveau dans les dispositifs de médiation auprès des publics et invite les musées à explorer les sentiers de l’innovation technologique. Des laboratoires voués à l’innovation numérique en contexte muséal ont commencé à voir le jour au Québec depuis l’année 2018, parmi lesquels on compte le MLab Creaform du Musée de la Civilisation de Québec et PRISME du Musée des beaux-arts de Montréal. À l’issu d’une année d’observations participantes au sein d’équipes d’innovation dans ces deux laboratoires, cette recherche propose une réflexion comparative des approches à l’innovation ayant été adoptées dans ces lieux sous les prismes des théories de l’innovation en organisation (Hatchuel et Weil 2003; Alter 2012) et de l’innovation par le design (Verganti 2006, 2009; Dell’Era et Verganti 2009).

Résumé du colloque

Apparue aux États-Unis dans les années 1980, l’éthique du care est une manière de penser la morale fondée sur le souci des autres (sollicitude) et l’acte de « prendre soin » (Brugère, 2011). Fondée sur un sentiment de responsabilité à l’égard d’autrui et de ses besoins, elle concerne les tâches de soin impliquées dans les diverses formes de vulnérabilité (soin parental, traitement de la dépendance, travail social). Formulant à l’égard de la relation marchande une critique similaire à celle de la théorie du don, l’éthique du care postule qu’il existe une qualité morale dans l’acte d’aider les autres. Un premier rapprochement entre cette logique du care et la logique du design peut être observé dans le travail de Victor et Sylvia Margolin (2001). Inspiré du travail social, le « design social » selon eux vise la satisfaction des besoins des populations vulnérables ou marginalisées, comme celles à faibles revenus ou ayant des besoins particuliers en raison de leur âge, de leur santé ou de leur handicap. Cette approche pose les premières conditions d’un rapprochement entre l’acte de design et l’acte de soin. Ce colloque souhaite explorer le potentiel de cette idée et faire la lumière sur la pertinence de la théorie du care pour les disciplines du design. Peut-on considérer l’éthique du soin comme un modèle général pour le design? Par exemple, peut-on considérer qu’un petit objet électroménager comme Tero, qui transforme les résidus alimentaires des ménages en un fertilisant prêt à l’emploi, est le résultat d’un acte de design qui prend soin de notre environnement? Qu’est-ce que cela signifie de « prendre soin par le design »? Quelles approches théoriques, conceptuelles, méthodologiques et pratiques les enjeux de soin appellent-ils en design? Le design doit-il se limiter à prendre soin? Peut-il soigner ou sauver le monde? Pour Papanek (1971), on sait que le design est l’un des pires maux de la planète. Comment faire la part du soin et des « effets indésirables »?

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Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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