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IMPLICATION DE AHR ET DE HMOX1 EN RÉPONSES À DES PESTICIDES AGRICOLES

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Nadia Côté : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Les pesticides sont largement utilisés de nos jours et plusieurs de ces produits sont suspectés pour avoir des effets néfastes sur la santé. Une des réponses des cellules face à certains pesticides est l’activation de la voie du récepteur de la dioxine (AhR) qui a pour but de détoxifier celles-ci. Afin d’avoir une meilleure compréhension des effets des pesticides sur les mécanismes cellulaires, un séquençage à haut débit (mRNA-Seq) a été réalisée. Des cellules issues d’un cancer de la glande mammaire (MCF-7) ont été traitées avec trois différents pesticides soit le carbaryl, le linuron et le thiabendazole. Parmi les gènes significativement surexprimés, 12 semblent être affectés par les trois traitements. Sachant que AhR est activé en réponse aux pesticides, nous avons identifié le rôle de AhR dans l’expression des 12 gènes communs en effectuant un siRNA de AhR. Parmi ces 12 gènes on retrouve HMOX1, une hème oxygénase qui a un rôle potentiel dans le cancer. Sa signalisation a été étudiée en réponse aux pesticides par siRNA de AhR et NRF2, un régulateur connu de HMOX1. En conclusion, AhR est important pour l’expression de certains des 12 gènes communs. AhR et NRF2 sont importants pour l’expression de HMOX1. Les pesticides engendrent une réponse cellulaire causant un stress dû à l’activation de AhR et de HMOX1. Cette étude permet une meilleure compréhension de la réponse cellulaire face aux pesticides.

Résumé du colloque

Le cancer constitue la 1re cause de décès au Canada. La grande diversité à l’intérieur même des « types » de cancer est un obstacle au développement de thérapies efficaces. Malgré cette hétérogénéité, les cancers partagent des caractéristiques qui sous-tendent la malignité des tumeurs. Deux traits prévalents du cancer sont l’instabilité génomique et la reprogrammation transcriptionnelle.

Des mécanismes cellulaires complexes détectent et réparent les lésions dans l’ADN et préservent l’intégrité du génome. Il est bien établi que les cellules tumorales, malgré leur capacité de prolifération accrue, sont caractérisées par une instabilité génomique. Celle-ci résulte de défectuosités dans la signalisation et la réparation des dommages à l’ADN. Paradoxalement, l’instabilité génomique constitue un point faible des tumeurs exploité cliniquement par des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Une compréhension moléculaire du maintien de la stabilité du génome est cruciale pour proposer de nouvelles pistes thérapeutiques centrées sur la modulation de la réponse aux dommages à l’ADN.

D’autre part, la réplication et la réparation de l’ADN ainsi que le contrôle de l’expression des gènes nécessitent une régulation très fine de la structure de la chromatine, l’assemblage hautement régulé de l’ADN avec les histones et d’autres facteurs accessoires. La dynamique chromatinienne est modulée par un système complexe impliqué dans toutes les transactions avec l’ADN. Ainsi, des changements dans les programmes d’expression génique, régulés par l’état de la chromatine, peuvent avoir une incidence majeure sur la transformation de cellules normales en cellules prolifératives et envahissantes.

Une caractérisation poussée de la régulation de la structure du génome, incluant l’action de facteurs épigénétiques agissant sur la chromatine, est essentielle pour améliorer notre compréhension des mécanismes moléculaires qui régissent l’oncogenèse. Cela est nécessaire pour établir de nouvelles thérapies contre le cancer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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