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Audrey Paillé : Université de Sherbrooke
Les dommages UV sont réparés par les 2 sous-voies de la NER : la réparation globale du génome (GGR), qui répare la majorité du génome, et la réparation couplée à la transcription (TCR), qui répare le brin transcrit des gènes. Nous étudions la NER à travers les multiples gènes de l’ARN ribosomal (ADNr). Seule une portion de ces gènes est transcrite par l’ARN polymérase-I (ARNPI), et dépourvue de nucléosomes, là où les ADNr non-transcrits sont recouverts de nucléosomes.
Nous souhaitons comprendre les interactions entre les dommages UV, la NER et la chromatine. Précédemment, nous avons démontré qu’à la rencontre d’un dommage, l’ARNPI est dissociée du brin d’ADN pour être remplacée par des nucléosomes. Nous souhaitons maintenant savoir comment le brin transcrit des ADNr est réparé.
Nous avons utilisé une technique basée sur l’extension d’amorce pour mesurer la réparation de l’ADN à l’échelle nucléotidique.
En accord avec nos connaissances actuelles, le brin non-transcrit est réparé par la GGR. Nous avons trouvé que le brin transcrit est quant à lui réparé non pas uniquement par la TCR, mais également par la GGR. Cette découverte indique que le chargement des nucléosomes susmentionné implique le recrutement d’une sous-voie différente de la NER au lieu de ne représenter qu’un obstacle passif.
Nous souhaitons à l’avenir comprendre plus spécifiquement l’implication des nucléosomes et de l’état de la chromatine après irradiation UV dans la maintenance de la stabilité génomique.
Le cancer constitue la 1re cause de décès au Canada. La grande diversité à l’intérieur même des « types » de cancer est un obstacle au développement de thérapies efficaces. Malgré cette hétérogénéité, les cancers partagent des caractéristiques qui sous-tendent la malignité des tumeurs. Deux traits prévalents du cancer sont l’instabilité génomique et la reprogrammation transcriptionnelle.
Des mécanismes cellulaires complexes détectent et réparent les lésions dans l’ADN et préservent l’intégrité du génome. Il est bien établi que les cellules tumorales, malgré leur capacité de prolifération accrue, sont caractérisées par une instabilité génomique. Celle-ci résulte de défectuosités dans la signalisation et la réparation des dommages à l’ADN. Paradoxalement, l’instabilité génomique constitue un point faible des tumeurs exploité cliniquement par des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Une compréhension moléculaire du maintien de la stabilité du génome est cruciale pour proposer de nouvelles pistes thérapeutiques centrées sur la modulation de la réponse aux dommages à l’ADN.
D’autre part, la réplication et la réparation de l’ADN ainsi que le contrôle de l’expression des gènes nécessitent une régulation très fine de la structure de la chromatine, l’assemblage hautement régulé de l’ADN avec les histones et d’autres facteurs accessoires. La dynamique chromatinienne est modulée par un système complexe impliqué dans toutes les transactions avec l’ADN. Ainsi, des changements dans les programmes d’expression génique, régulés par l’état de la chromatine, peuvent avoir une incidence majeure sur la transformation de cellules normales en cellules prolifératives et envahissantes.
Une caractérisation poussée de la régulation de la structure du génome, incluant l’action de facteurs épigénétiques agissant sur la chromatine, est essentielle pour améliorer notre compréhension des mécanismes moléculaires qui régissent l’oncogenèse. Cela est nécessaire pour établir de nouvelles thérapies contre le cancer.
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