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Élisabeth Boily : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Bien que le modèle de réponse à l’intervention soit considéré comme étant un modèle prometteur pour prévenir les difficultés d’apprentissage en lecture, et que plusieurs milieux éducatifs emboitent le pas, plusieurs auteurs soulèvent les défis relatifs à son implantation dans les milieux éducatifs (Barrio et al., 2015 ; Fuchs et Vaughn, 2012 ; Mitchell et al., 2012). Après une décennie d’implantation du modèle de réponse à l’intervention aux États-Unis, des chercheurs insistent sur la nécessité de mener davantage de recherches sur les enjeux pratiques liés à l’implantation du modèle, notamment sur la définition des rôles de l’enseignant et de l’orthopédagogue (Barrio et al., 2015 ; Simonsen et al., 2010). L’implantation du modèle RàI altère les frontières entre le rôle de l’enseignant et celui de l’orthopédagogue, et amène un changement profond dans leurs pratiques respectives (Haager et Mahdavi, 2007 ; Hazelkorn et al., 2010 ; Fuchs et al., 2010). Cette présentation vise à exposer les résultats d’une étude multicas portant sur les rôles entre les enseignants et les orthopédagogues en contexte d’implantation du modèle RàI au premier cycle du primaire. Pour chacun des paliers d’intervention, la répartition et la délimitation des rôles des enseignants et des orthopédagogues seront présentées. Certains défis et constats généraux seront également exposés.
Au Québec, la profession d’orthopédagogue jouit d’une progression dans différents secteurs publics et services privés. En Belgique, l’orthopédagogie s’actualise grâce à des programmes de formation universitaire et à la pratique dans les organismes qui offrent un service de rééducation. Cette profession s’inscrit dans une tradition qui a trait à l’évaluation-intervention auprès d’apprenants qui manifestent des difficultés ponctuelles ou persistantes sur le plan des apprentissages. Bien que depuis 2002 les orientations ministérielles québécoises ne permettent plus l’agrément de programmes de formation au baccalauréat en orthopédagogie au premier cycle universitaire, le statut d’orthopédagogue est reconnu par diverses institutions scolaires de tous les ordres. La profession se pratique dans tous les secteurs qui offrent des services éducatifs, de la petite enfance à l’âge adulte. Elle s’inscrit dans un processus de reconnaissance par différentes instances, dont l’Association des orthopédagogues du Québec (ADOQ) et la Table interuniversitaire de la formation en orthopédagogie (TIFO). Elle gagne à s’appuyer sur les connaissances issues de divers domaines de la recherche liée aux difficultés d’apprentissage, entre autres. Les difficultés d’apprentissage concernent en particulier les compétences en littératie (l’oral, la lecture, l’écriture), en mathématiques (numératie) et en appropriation de stratégies d’autorégulation impliquées dans le développement de la personne et de sa participation citoyenne. Ce colloque a pour but de mettre de l’avant les nouvelles connaissances en orthopédagogie qui permettent aux élèves qui vivent des difficultés d’apprentissage de relever les défis qu’ils rencontrent.
Titre du colloque :