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Roberto Colin : École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
Dans le cadre de ce colloque, je présenterai mon travail de recherche sur le projet de microréseau électrique de la ville de Lac-Mégantic. Plus précisément, j’aborderai le volet du processus d’acceptation des technologies par les utilisateurs. S’agissant d’un des volets de ma recherche, l’étude de l’acceptation de la technologie cherche à déterminer les conditions favorables qui contribuent à l’adoption d’une technologie par les utilisateurs finaux. Je travaille à déterminer, comment, dans le cadre de la réalité méganticoise, ces technologies proposées s’alignent sur les besoins et les attentes des utilisateurs finaux ? Quelles sont les stratégies que puissent adopter le fournisseur pour modifier les comportements des utilisateurs finaux pour favoriser l’usage des technologies proposées ? À l’inverse, comment les utilisateurs finaux peuvent améliorer les technologies qui leur sont avancées ?
Cette présentation comprendra quatre volets. Dans un premier temps, je présenterai la situation actuelle de la communauté méganticoise, à travers le processus de reconstruction du centre-ville ravagé par l’accident ferroviaire de 2013. Dans un deuxième temps, j’aborderai les grands défis et enjeux énergétiques qui soutiennent le projet de microréseau électrique. Ensuite, j’introduirai les principaux modèles d’acceptation de la technologie dans la littérature scientifique. Finalement, j’étayerai l’évolution de ma recherche et je présenterai les analyses partielles traitées.
Comment s’assurer de bâtir des projets rassembleurs et porteurs de sens pour la majorité? Quels sont les tenants et aboutissants du concept d’acceptabilité sociale, aujourd’hui nécessaire à la réalisation des projets? Le cheminement des grands projets et des innovations doit aujourd’hui nécessairement passer le test de l’assentiment des citoyens pour assurer sa légitimité. Mais trouver un terrain d’entente entre des visions en apparence diamétralement opposées est loin d’être évident. Les enjeux sont multiples et les interlocuteurs pluriels. Les visions du progrès sont également multiples et divergent beaucoup entre ce qui est offert et ce qui est souhaité. De ce fait, les décideurs et les promoteurs de projets font de plus en plus face à des contestations organisées. Loin d’apaiser les tensions, tenter d’informer et de convaincre les protestataires du bien-fondé des projets n’est parfois plus suffisant pour garantir l’assentiment des populations, voire la réalisation de ceux-ci. Cependant, pour assurer la réalisation des projets, les controverses doivent être explicitées. C’est à travers le dialogue entre les groupes que des terrains d’entente deviennent possibles et permettent de bonifier des projets grâce à différents types d’expertises, à la fois formelles et informelles. Autrefois confiné aux sphères scientifiques et industrielles, le dialogue autour de ces enjeux s’élargit pour inclure plus d’acteurs, dont la population civile et les groupes concernés. L’expertise citoyenne se développe donc pour apporter une autre voix au cœur des débats entourant ces grands projets et l’innovation. À travers ce colloque, nous voulons mettre en lumière, d’une part, les trajectoires de l’acceptabilité sociale concernant les controverses sociotechniques, et d’autre part, les modalités du dialogue social entre les acteurs gravitant autour de ces mêmes projets.
Titre du colloque :