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Patrice Cyrille Ahehehinnou : Université Laval
Dans leur participation aux instances décisionnelles de l’éducation, les parents semblent se heurter à plusieurs obstacles dont, notamment, une remise en question de leur légitimité et leur capacité d'influence des décisions. Utilisant une étude de cas multiples, cette recherche a été menée auprès de deux commissions scolaires (CS) – devenues des Centres de services scolaires (CSS) en vue de documenter la question à ce niveau intermédiaire de la gouvernance scolaire. À l'aide d'un échantillonnage composé, des entrevues semi-dirigées ont été menées auprès de 13 participants (6 représentants des parents (RP), 4 élus scolaires et 3 membres de la direction). Les résultats de l’étude ont révélé qu'alors que leur rôle était plutôt consultatif, les représentants des parents semblent désormais prendre une part plus active et directe à la prise de décision. De fait, la possession du droit de vote et l'augmentation de leur nombre ont apporté plus de légitimité et de reconnaissance aux RP, faisant du coup évoluer leurs rapports avec les élus scolaires vers une relation plus égalitaire entre parties prenantes de cette gouvernance multi-acteurs. Malgré les changements introduits par la loi 40, le mode multi-acteurs demeure celui privilégié au sein des nouvelles instances de gouvernance solaire. Aussi, les enseignements tirés de notre étude peuvent-ils servir à mieux comprendre les interactions et les rapports de pouvoir existant au sein de ces instances?
Les approches collaboratives sont considérées par plusieurs comme un levier pour mobiliser des acteurs à l’égard de la mission éducative. Ces approches, dont la portée va bien au-delà des salles de classe, privilégient différentes voies d’action (Ainley et Carstens, 2018) et adoptent une variété de formes (ex. : communautés d’apprentissage professionnel, partenariats, comités consultatifs). Or, leur mise en œuvre pose des défis au chapitre des conditions de succès, des styles d’interaction, du partage du pouvoir, etc. Pour les directions d’établissement, il devient nécessaire de s’interroger sur la capacité de leur milieu à collaborer pour cibler les stratégies à mettre de l’avant. Tout comme il importe aux praticiens et aux chercheurs d’adopter une posture critique, il faut se demander jusqu’à quel point la collaboration est susceptible d’améliorer la réussite et ne pas tomber dans le piège de confondre la fin et les moyens (Chapman et Muijs, 2014; Croft, 2015).
D’où des questions telles que :
► Quels facteurs favorisent ou entravent la collaboration intraorganisationnelle ou interorganisationnelle?
► Quelles sont les compétences requises pour les acteurs?
► Quelles sont les stratégies déployées par les porteurs de dossier pour composer avec les défis inhérents à ces approches?
► Comment et selon quels critères les retombées de la collaboration peuvent-elles être évaluées?
Ainley, J. et R. Carstens. 2018. Teaching and Learning International Survey (TALIS) 2018 Conceptual Framework. Document de travail de l’OCDE sur l’éducation, n° 187, Paris, Éditions OCDE.
Chapman, C. et D. Muijs. 2014. « Does school-to-school collaboration promote school improvement? A study of the impact of school federations on student outcomes », School Effectiveness and School Improvement, vol. 25, no 3, p. 351-93.
Croft, J. 2015. « Collaborative Overreach: Why Collaboration Probably Isn’t Key to the Next Phase of School Reform », Research Report, no 7, Londres, The Centre for the Study of Market Reform of Education Ltd.
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