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Claudia Duquette : Université Laval
L’apport de collaboration, pour créer des milieux scolaires inclusifs dans lesquels on cherche à offrir un soutien adapté et de qualité à tous les apprenants, n’est plus à démontrer (Mujis et al., 2010 ; Rousseau, 2014). Par conséquent, le travail de l’orthopédagogue tend à évoluer et ce dernier intervient désormais plus étroitement auprès de l’enseignant titulaire et de son groupe-classe (CSE, 2017). Au travers d’une étude exploratoire, la pratique de deux orthopédagogues a été observée alors qu’ils collaboraient avec des enseignants durant des périodes de coenseignement. Grâce à l’observation de leur activité respective ainsi que de leurs propos récoltés en cours d’action, il a été possible de mieux comprendre si un tel dispositif permet à ce professionnel de répondre aux mandats qui lui sont confiés. De surcroît, cette étude a permis d’observer comment le coenseignement peut être un levier tant pour l’enseignement que pour l’apprentissage, et donc, tant pour l’enseignant que pour l’élève (dépistage à grande échelle, intervention sur-le-champ, modelage pédagogique, etc.). Considérant que les compétences orthopédagogiques portent à la fois sur l’évaluation et l’intervention dynamique auprès de l’apprenant et tout autant sur la collaboration entre les acteurs gravitant autour de celui-ci (Brodeur et al., 2015), il semble pertinent de réfléchir aux modèles de services permettant à l’orthopédagogue de répondre, avec un souci d’efficacité, à ces deux grands axes d’action.
Au Québec, la profession d’orthopédagogue jouit d’une progression dans différents secteurs publics et services privés. En Belgique, l’orthopédagogie s’actualise grâce à des programmes de formation universitaire et à la pratique dans les organismes qui offrent un service de rééducation. Cette profession s’inscrit dans une tradition qui a trait à l’évaluation-intervention auprès d’apprenants qui manifestent des difficultés ponctuelles ou persistantes sur le plan des apprentissages. Bien que depuis 2002 les orientations ministérielles québécoises ne permettent plus l’agrément de programmes de formation au baccalauréat en orthopédagogie au premier cycle universitaire, le statut d’orthopédagogue est reconnu par diverses institutions scolaires de tous les ordres. La profession se pratique dans tous les secteurs qui offrent des services éducatifs, de la petite enfance à l’âge adulte. Elle s’inscrit dans un processus de reconnaissance par différentes instances, dont l’Association des orthopédagogues du Québec (ADOQ) et la Table interuniversitaire de la formation en orthopédagogie (TIFO). Elle gagne à s’appuyer sur les connaissances issues de divers domaines de la recherche liée aux difficultés d’apprentissage, entre autres. Les difficultés d’apprentissage concernent en particulier les compétences en littératie (l’oral, la lecture, l’écriture), en mathématiques (numératie) et en appropriation de stratégies d’autorégulation impliquées dans le développement de la personne et de sa participation citoyenne. Ce colloque a pour but de mettre de l’avant les nouvelles connaissances en orthopédagogie qui permettent aux élèves qui vivent des difficultés d’apprentissage de relever les défis qu’ils rencontrent.
Titre du colloque :