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Lionel Roche : UQAM - Université du Québec à Montréal
Dans le contexte de pandémie mondiale, la réalisation des stages pré-professionnels dans le cadre de la formation initiale des enseignants d’Education Physique en France n’a pas pu être possible et a conduit à envisager de nouvelles modalités de formation. La vidéo 360° est apparue comme une ressource permettant d’accéder au contexte de classe sans y être réellement présent. L’objectif de cette communication sera de rendre compte de l’usage de vidéos à 360° de situations réelles de classe. Cette étude qualitative a été réalisée à partir de trois études de cas et s’inscrit dans le cadre du programme de recherche du cours d’action. Des entretiens d’auto-confrontation ont été réalisés à partir de diverses traces de l’activité des étudiants en formation : 1) des traces de leur visionnement de vidéos 360° en ligne lors d’ateliers de formation organisés en ligne et 2) des traces issues d’un questionnaire en ligne envoyé aux étudiants afin d’identifier leurs usages et préférences de visionnage des vidéos 360°. Les résultats ont permis de rendre compte de deux points de résultats : 1) les étudiants ont déployé une activité exploratoire et d’observation visuelle active lors du visionnement des vidéos 360°, rendant compte d’une véritable activité d’observation active et 2) les étudiants ont pu construire des connaissances relatives à l’analyse de l’activité motrice des élèves et envisager des interventions pour réguler et superviser cette activité.
Depuis le début de la pandémie de COVID-19, nous assistons à des changements sans précédent en matière d’interactions humaines. Les établissements d’enseignement supérieur ont dû réagir rapidement à la distanciation physique mise en place pour contrôler la propagation du virus. Vraisemblablement, les établissements n’étaient pas préparés à effectuer rapidement les transformations pédagogiques qui s’imposaient, car ces changements nécessitent habituellement du soutien et de la formation pendant quelques sessions, voire quelques années. Ainsi, la réponse des établissements a varié à l’échelle internationale, allant de l’absence d’ajustements à la redéfinition totale de l’offre de cours pour les rendre hybrides, bimodaux, voire entièrement en ligne (Crawford et coll., 2020; Rey, 2020; Yan, 2020). Qui plus est, 12 mois après la déclaration de la crise sociosanitaire, on observe encore d’énormes variabilités entre les pratiques pédagogiques et évaluatives adoptées par les établissements d’enseignement supérieur. Dans les faits, peu de recherches ont été publiées sur les effets de la COVID-19 sur l’enseignement supérieur, recherches qui pourraient offrir des données probantes sur les meilleures pratiques à adopter (Bao, 2020; Yao, 2020). Quels ont été les effets de la pandémie sur les stratégies pédagogiques et les évaluations des apprentissages mises en œuvre? Qu’en est-il de la santé psychologique et de la qualité de vie professionnelle des enseignants? Comment les enseignants et les étudiants se sont-ils adaptés? Quelles leçons ont été tirées de cette crise? Quels ont été les défis rencontrés et les occasions qui ont émergé? L’objectif de ce colloque est d’explorer l’état actuel de la recherche au regard de ces questions.
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