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L’analyse des fondements éthiques et durables des organisations : quelle gouvernance pour quelle performance ?

SA

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Sharam Alijani : NEOMA Business School

Résumé de la communication

Cette communication a pour objet d’investiguer les fondements éthiques qui sous-tendent le modèle de gouvernance des organisations. Evoluant dans un environnement turbulent, les organisations se différencient par la finalité des biens et des services et l’usage des ressources en lien avec leurs objectifs sociaux et économiques. Or, les organisations responsables et éthiques se voient dans l’obligation d’aller au-delà du simple objectif de création de valeur économique et financière. Agissant dans un contexte socioéconomique complexe, ces dernières doivent relever de nouveaux défis stratégiques en lien avec les principes d’inclusion, d’équité, de justice et de bien-être. Les organisations durables sont celles qui intègrent des principes éthiques dans leur modèle de croissance : des principes de responsabilité sociale et de gouvernance (ESG) et d’investissement responsable (PIR). Ces impératifs exigent un plus grand engagement des parties prenantes pour accroître l’équité sociale en même temps que l’efficacité économique. En ébauchant les contours des organisations durables et éthiques à partir des cas sélectionnés en Europe et en Amérique du Nord, nous tenterons de restituer le débat sur le rôle des parties prenantes dans le choix des principes et pratiques nécessaires à la création de valeur partagée et d’un modèle économique et sociale inclusif.

Résumé du colloque

D’aucuns suggèrent que nous vivons une crise multidimensionnelle, notamment écologique, sociale et institutionnelle. Si les entreprises privées sont parfois présentées comme des coupables, d’autres leur reconnaissent un rôle essentiel dans la résolution des enjeux sociaux et écologiques auxquels fait face le monde. Historiquement, c’est à travers le concept de responsabilité sociale des entreprises (RSE) que l’engagement des entreprises au développement durable a été conceptualisé. Essentiellement, la RSE appelle à revoir la conception traditionnelle des entreprises selon laquelle celles-ci sont uniquement économiques, pour en faire des acteurs de changement qui intègrent le développement durable dans leur mission, leurs pratiques et leurs décisions. Si la RSE était, au mieux, mentionnée dans quelques rapports annuels dans les années 1980, elle occupe aujourd’hui un rôle essentiel dans les objectifs stratégiques, les discours et les rapports annuels des entreprises.

Parallèlement à la démocratisation de la RSE se sont développées de nouvelles formes organisationnelles visant à créer de la richesse de manière plus durable et plus respectueuse de la société et de l’écologie : les coopératives, l’entrepreneuriat social, l’entrepreneuriat vert, les entreprises hybrides et les « B Corps » en sont de bons exemples. Ces organisations utilisent les mécanismes du marché pour résoudre des problèmes sociaux chroniques et contrer la dégradation de l’environnement, brouillant ainsi la frontière traditionnelle entre entreprise à profit et organisation à but non lucratif. Les organisations hybrides ne rejettent pas le profit ni la croissance; les profits sont le moyen par lequel elles peuvent accroître leur impact social et écologique. Cependant, ces nouvelles réalités posent d’importants défis stratégiques, notamment en matière de conciliation des logiques marchande et civique, et de gestion des tensions organisationnelles liées aux prises de décision quotidiennes lorsque les solutions semblent paradoxales.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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