pen icon Colloque
quote

L'approche LIving Lab pour faire face aux défis climatiques

VL

Membre a labase

Valérie Lehmann : École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM

Résumé de la communication

Cette communication suggère que l'approche Living Lab est pertinente pour répondre aux défis climatiques, qui pour la plupart exigent des changements individuels et collectifs (Droit, 2015). Le propos est soutenu par une étude exploratoire basée sur une revue de littérature croisée, des données secondaires, des rapports institutionnels et d’experts. La littérature traite des démarches participatives (Touzard, 2006), de l’accompagnement du changement (Autissier et ali, 2016) et des méthodes de projet (Lehmann et ali., 2017), en lien avec les enjeux climatiques (Laville et ali, 2016). Des exemples récents sont utilisés pour illustrer concepts et idées. Certains cas concernent les inondations, la gestion des boues, d’autres portent sur l’agriculture sèche. Plusieurs approches inclusives sont identifiées comme intéressantes mais, dans certains contextes, l’approche Living Lab (Ståhlbröst and Holst, 2012, INSOLL, 2017) permet de construire des projets solides et surtout durables en matière d’enjeux climatiques. Comme les parties prenantes travaillent ensemble pour des solutions réalistes, le LL se montre plus efficace que d’autres, même collaboratives (Genard, 2013). Concernant les implications, cela signifie que chercheurs et praticiens devraient s’investir plus dans les démarches participatives. Aussi, que certaines méthodes de gestion de projet devraient être revisitées pour envisager les parties prenantes comme des contributeurs et non plus comme des producteurs de risques.

Résumé du colloque

En tant que nouvelle approche cherchant à résoudre des problématiques sociales complexes, les living labs (laboratoires vivants) se distinguent par leurs objectifs de participation et de coconstruction positionnant les citoyens et les usagers au centre de leurs démarches (Scaillerez et Tremblay, 2017). L’un des objets de la méthode semble alors être celui de contribuer à la réappropriation de son pouvoir décisionnel par les citoyens et les usagers. Permettre au plus grand nombre de participer à la réflexion fait aussi des living labs une approche qui contribue à admettre que certaines ressources (naturelles, Ostrom, 1990; ou intellectuelles, Hess et Ostrom, 2007) appartiennent à tous et font partie des communs (Hess, 2008).

La conduite des processus living labs doit toutefois composer avec des défis de type institutionnel et méthodologique (Therrien et Normandin, accepté). En matière de défis institutionnels, les living labs sont notamment influencés par les rapports de pouvoir préexistants entre les acteurs ainsi que par les conflits de valeurs et d’intentions entre les diverses parties prenantes (citoyens, fonctionnaires, représentants d’organismes communautaires et d’organisations privées, chercheurs, etc.). Ce rééquilibre à la faveur du citoyen et des ressources communes n’est donc pas encore un acquis et nécessite d’être (re)questionné pour en asseoir la suprématie.

Pour gérer ses aspects, les living labs se concentrent sur la conduite de leurs processus et le développement d’objets-frontières, mais la méthode doit elle-même composer avec des obstacles quant à la combinaison des savoirs scientifiques et expérientiels et les remises en question propres à la réalisation d’un processus d’hyperréflexivité.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :