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Katy Leduc : Cégep de Shawinigan
La pandémie de la COVID-19 a entraîné un niveau de collaboration sans précédent pour accélérer la mise au point d’outils diagnostiques, de vaccins et de produits pharmacologiques. Au cœur des solutions biotechnologiques se trouve la nécessité d’accéder rapidement aux protéines du coronavirus adaptées aux besoins des équipes de recherche. L’accès à ces protéines est une contrainte majeure. Grâce à des partenariats avec des chercheuses et chercheurs universitaires du Québec, le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE) a contribué à la mise au point de solutions innovantes. Des gènes synthétiques ont été développés, puis introduits dans des microorganismes. Les protéines recombinantes correspondantes ont été produites par culture en erlenmeyer ou en bioréacteur, selon les besoins des équipes de recherche, puis purifiées à l’aide de techniques chromatographiques. Ces protéines sont présentement au cœur de l’élaboration d’un test clinique visant le dépistage des personnes immunisées, ainsi que d’une méthode de détection du virus dans des spécimens médicaux et non médicaux. Elles sont aussi exploitées pour le développement d’inhibiteurs pharmacologiques et d’un vaccin contenant un adjuvant biologique. Ces exemples démontrent indéniablement que le partenariat entre des équipes de recherche collégiales et universitaires permet de relever des défis importants. Plus encore, ils soulignent la pertinence d’une science collaborative.
Avec ou sans partenariat de recherche? Les établissements d’enseignement collégial et les unités de recherche qui leur sont associées sont solidement ancrés dans leur environnement, et ce, aussi bien aux quatre coins du Québec que d’un océan à l’autre au Canada. Ainsi, ils sont en position favorable pour s’inscrire dans un mode de production du savoir qui « révèle des flux croisés entre la science et la société », soit le « mode 2 » présenté par Nowotny, Scott et Gibbons dans Repenser la science (2003). Il s’ensuit une pratique de la recherche qui fait face à tous les tenants et aboutissants du partenariat et qui rend les travaux à la fois hautement pertinents et extrêmement exigeants. Travailler avec des partenaires, quels qu’ils soient, soulève des problèmes et recèle des défis tout en permettant un agencement de forces incomparables. Dans ce contexte, comment l’intelligence collective peut-elle permettre de résoudre des problèmes, de relever des défis et de miser sur les forces de tout un chacun? Comment soutenir les chercheuses et les chercheurs dont la pratique est autonome, mais qui ne travaillent pourtant pas en solitaire, puisque toutes celles et tous ceux qui participent de près ou de loin à leurs travaux en sont des partenaires? Bref, compte tenu de la complexité des problèmes sociétaux, une mise en commun des savoirs scientifiques et expérientiels ainsi qu’une synergie intersectorielle s’imposent. Le présent colloque se veut un espace de réflexion et d’action en ce sens.
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