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Thierry Badard : Université Laval
Suite aux inondations exceptionnelles de 2017, le ministère de la Sécurité Publique a adopté un Plan d’action relatif aux inondations. Afin d’améliorer la résilience aux catastrophes, il faut notamment mieux connaître les zones inondables ainsi que les risques qui y sont associés, surveiller davantage les niveaux ainsi que les débits d’eau et établir des mesures permanentes visant à réduire les risques. Cette présentation vise à présenter le projet ORACLE-2. Il repose sur l’utilisation des plus récentes technologies et méthodes géospatiales pour supporter la production d’un portrait du risque lié aux inondations. Il vise principalement à fournir une connaissance exhaustive sur les bâtiments en zones inondables mais également à délimiter ces dernières de façon plus rapide et précise afin de mieux soutenir la prise de décision dans tous les aspects de la gestion du risque. Il fournira un inventaire exhaustif des bâtiments sensibles aux aléas d’inondation ainsi que leur caractérisation structurelle et occupationnelle. Ceci permettra une meilleure estimation des impacts et dommages prévisibles, ainsi que des coûts associés à une inondation. Ce projet fera appel aux plus récentes technologies d’observation de la Terre (ex. LiDAR terrestre et aéroporté, imagerie, drone) ainsi qu’aux méthodes les plus avancées de la science des données géospatiales : intégration de données multi-sources, géo-visualisation avancée, intelligence artificielle, données massives, capteurs multiples ...
L’observation de la Terre (OT) concerne l’acquisition et la production d’informations sur notre milieu de vie, notamment les ressources naturelles, l’environnement, l’atmosphère et les infrastructures, à l’aide des technologies de télédétection par satellites ou par d’autres moyens aériens (avions, drones). On assiste de plus en plus à un développement fulgurant des différents types de plateformes d’acquisition par les agences spatiales à travers le monde, mais également par le secteur privé. Cette effervescence est motivée par les défis et les possibilités énormes liés, entre autres, à la gestion des espaces territoriaux, à la gestion des ressources naturelles ou au changement climatique. Les différentes plateformes permettent d’imager les territoires à des échelles temporelles et spatiales inédites, contribuant ainsi à une compréhension de plus en plus raffinée de notre environnement de vie. Ces technologies sont incontournables pour le Québec et le reste du Canada, compte tenu des énormes étendues territoriales peu habitées. Avec la multiplication des plateformes, l’OT est l’une des plus grandes sources de mégadonnées. Elle cumule jour après jour des quantités phénoménales de données. Se pose alors le défi de l’exploitation de ces données massives à l’ère de la 4e révolution industrielle pour produire de l’information décisionnelle. Les progrès importants en intelligence artificielle influencent grandement les approches utilisées en télédétection, sur le plan tant des traitements que de l’utilisation de ces données. Ainsi, le colloque proposé s’interroge sur la place de l’OT dans cette nouvelle ère, les tendances dans l’archivage, les traitements et l’exploitation des données. Il s’interroge sur les changements de paradigmes, et en particulier sur l’impact sur la compréhension fondamentale des données d’OT face à des méthodes d’extraction automatisée. Le colloque s’intéresse à l’OT sous différents angles (mégadonnées, IA, etc.).
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