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Sari Gezzar-Dandashi : Université de Montréal
La résistance au cisplatine (R-CisP) caractérise les cellules souches (CS) du cancer de l'ovaire (CaOv). Il est donc primordial de surmonter cette R-CisP afin d'améliorer le traitement du CaOv. Nous avions précédemment montré qu'une plus grande disponibilité en RPA est un déterminant majeur de la R-CisP dans le CaOv. Cela suggère que l’augmentation de la disponibilité en RPA serait une caractéristique des CS-CaOv. De plus, les gènes qui contrôlent la disponibilité en RPA pourraient être des cibles thérapeutiques idéales permettant de tuer les CS-CaOv.
On a donc évolué des cellules R-CisP à partir de lignées sensibles au CisP (S-CisP) et, par cytométrie en flux couplée à l’immunofluorescence, on a remarqué l’enrichissement des CS-CaOv dans les lignées R-CisP. Pour retracer l’origine de ces CS-CaOv et identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, nous avons analysé le transcriptome des lignées R/S-CisP par RNAseq. Les résultats ont révélé des sous-populations parmi les cellules S-CisP qui ressemble, au niveau de leur expression génique, aux cellules R-CisP. Nous envisageons maintenant, et allons tester, l’idée que ces cellules soient préalablement R-CisP et augmentent leur disponibilité en RPA en réponse au CisP et que la dérégulation des gènes qu’on a identifiés permettra de surmonter la R-CisP.
L’augmentation de la disponibilité en RPA dans les CS-CaOv pourrait donc être la clé pour comprendre et mieux traiter les rechutes chez les patientes atteintes du cancer de l’ovaire.
Le cancer constitue la 1re cause de décès au Canada. La grande diversité à l’intérieur même des « types » de cancer est un obstacle au développement de thérapies efficaces. Malgré cette hétérogénéité, les cancers partagent des caractéristiques qui sous-tendent la malignité des tumeurs. Deux traits prévalents du cancer sont l’instabilité génomique et la reprogrammation transcriptionnelle.
Des mécanismes cellulaires complexes détectent et réparent les lésions dans l’ADN et préservent l’intégrité du génome. Il est bien établi que les cellules tumorales, malgré leur capacité de prolifération accrue, sont caractérisées par une instabilité génomique. Celle-ci résulte de défectuosités dans la signalisation et la réparation des dommages à l’ADN. Paradoxalement, l’instabilité génomique constitue un point faible des tumeurs exploité cliniquement par des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Une compréhension moléculaire du maintien de la stabilité du génome est cruciale pour proposer de nouvelles pistes thérapeutiques centrées sur la modulation de la réponse aux dommages à l’ADN.
D’autre part, la réplication et la réparation de l’ADN ainsi que le contrôle de l’expression des gènes nécessitent une régulation très fine de la structure de la chromatine, l’assemblage hautement régulé de l’ADN avec les histones et d’autres facteurs accessoires. La dynamique chromatinienne est modulée par un système complexe impliqué dans toutes les transactions avec l’ADN. Ainsi, des changements dans les programmes d’expression génique, régulés par l’état de la chromatine, peuvent avoir une incidence majeure sur la transformation de cellules normales en cellules prolifératives et envahissantes.
Une caractérisation poussée de la régulation de la structure du génome, incluant l’action de facteurs épigénétiques agissant sur la chromatine, est essentielle pour améliorer notre compréhension des mécanismes moléculaires qui régissent l’oncogenèse. Cela est nécessaire pour établir de nouvelles thérapies contre le cancer.
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