Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Serge Gérin-Lajoie : Université TÉLUQ
Pour plusieurs enseignants et étudiants, la COVID-19, représente une première expérience d’enseignement ou d’apprentissage contexte de formation à distance (FAD). Dans ce sens, au fil des derniers mois, les médias rapportent régulièrement des articles où les étudiants indiquent qu’ils se sentent isolés, anxieux, laissés à eux-mêmes, etc. Dans toute la frénésie entourant la mise à distance des cours déjà existants, serait-il possible que l’encadrement des étudiants ait été oublié ? Qu’il soit assumé par l’enseignant responsable du cours ou par une personne désignée (Racette, Poellhuber, et Bourdages-Sylvain, 2017), cet encadrement, il faut penser à accompagner les étudiants dans leur démarche d’apprentissage, à agir comme modérateur, etc. (Garrot-Lavoué, Geroge et Prévôt, 2009). Cet encadrement représente un incontournable (Wion et Gagné, 2008) parce qu’il vise à créer une « Présence » (Jézégou, 2010), une plus grande « Proximité » (Paquelin, 2011), de réduire l’abandon des étudiants (Brassard et Teutsch, 2014) ou de développer leur autonomie (Verzat, 2010). Dans la perspective où la FAD est en pleine mutation, peut-être serait-il de bon aloi de s’intéresser aux besoins, préoccupations des étudiants qui après tout, sont les premiers bénéficiaires des cours et programmes offerts à distance. Lors de cette communication, une synthèse des connaissances liées à l’encadrement des étudiants à distance ainsi que des pistes de recherche potentielles seront présentées.
Depuis le début de la pandémie de COVID-19, nous assistons à des changements sans précédent en matière d’interactions humaines. Les établissements d’enseignement supérieur ont dû réagir rapidement à la distanciation physique mise en place pour contrôler la propagation du virus. Vraisemblablement, les établissements n’étaient pas préparés à effectuer rapidement les transformations pédagogiques qui s’imposaient, car ces changements nécessitent habituellement du soutien et de la formation pendant quelques sessions, voire quelques années. Ainsi, la réponse des établissements a varié à l’échelle internationale, allant de l’absence d’ajustements à la redéfinition totale de l’offre de cours pour les rendre hybrides, bimodaux, voire entièrement en ligne (Crawford et coll., 2020; Rey, 2020; Yan, 2020). Qui plus est, 12 mois après la déclaration de la crise sociosanitaire, on observe encore d’énormes variabilités entre les pratiques pédagogiques et évaluatives adoptées par les établissements d’enseignement supérieur. Dans les faits, peu de recherches ont été publiées sur les effets de la COVID-19 sur l’enseignement supérieur, recherches qui pourraient offrir des données probantes sur les meilleures pratiques à adopter (Bao, 2020; Yao, 2020). Quels ont été les effets de la pandémie sur les stratégies pédagogiques et les évaluations des apprentissages mises en œuvre? Qu’en est-il de la santé psychologique et de la qualité de vie professionnelle des enseignants? Comment les enseignants et les étudiants se sont-ils adaptés? Quelles leçons ont été tirées de cette crise? Quels ont été les défis rencontrés et les occasions qui ont émergé? L’objectif de ce colloque est d’explorer l’état actuel de la recherche au regard de ces questions.
Titre du colloque :