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Les bonnes pratiques pour réduire l'exposition des pompiers aux contaminants

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Arnaud Courti : Centennial College

Résumé de la communication

Lors de leurs activités de lutte contre les incendies, les pompiers sont exposés à des contaminants comme la suie, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les composés organiques volatils et les particules. Selon des études épidémiologiques, l’exposition fréquente à ces matières dangereuses serait associée à des risques de cancers, à divers troubles de santé et à des risques de mortalité plus élevés chez les pompiers que dans la population générale. Face à cette problématique, plusieurs services de sécurité incendie s’efforcent de changer la culture en matière de prévention. Notre objectif était d’identifier les mesures de prévention mises en place pour réduire l’exposition aux contaminants chez les pompiers. Un seul questionnaire électronique, comprenant 19 items, a été administré auprès de chaque service de sécurité incendie (n=488). Le taux de participation est de 30,5 %. Une analyse quantitative descriptive a été réalisée. Cette recherche a permis d’identifier de multiples mesures de prévention individuelle ou collective pour réduire la contamination directe et croisée (ex. : formation, protection individuelle, hygiène). Cependant, ces mesures sont variables d’un service à un autre, et on ne peut savoir si elles sont concrètement appliquées. Les résultats de cette première étude pilote nous montrent l’importance de continuer la recherche pour s’assurer que les mesures de prévention à l’exposition aux contaminants sont appliquées et applicables auprès des pompiers.

Résumé du colloque

Avec ou sans partenariat de recherche? Les établissements d’enseignement collégial et les unités de recherche qui leur sont associées sont solidement ancrés dans leur environnement, et ce, aussi bien aux quatre coins du Québec que d’un océan à l’autre au Canada. Ainsi, ils sont en position favorable pour s’inscrire dans un mode de production du savoir qui « révèle des flux croisés entre la science et la société », soit le « mode 2 » présenté par Nowotny, Scott et Gibbons dans Repenser la science (2003). Il s’ensuit une pratique de la recherche qui fait face à tous les tenants et aboutissants du partenariat et qui rend les travaux à la fois hautement pertinents et extrêmement exigeants. Travailler avec des partenaires, quels qu’ils soient, soulève des problèmes et recèle des défis tout en permettant un agencement de forces incomparables. Dans ce contexte, comment l’intelligence collective peut-elle permettre de résoudre des problèmes, de relever des défis et de miser sur les forces de tout un chacun? Comment soutenir les chercheuses et les chercheurs dont la pratique est autonome, mais qui ne travaillent pourtant pas en solitaire, puisque toutes celles et tous ceux qui participent de près ou de loin à leurs travaux en sont des partenaires? Bref, compte tenu de la complexité des problèmes sociétaux, une mise en commun des savoirs scientifiques et expérientiels ainsi qu’une synergie intersectorielle s’imposent. Le présent colloque se veut un espace de réflexion et d’action en ce sens.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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