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Viviane Desbiens : Université Laval
Afin de développer des attitudes positives envers les sciences qui soutiennent la formation de la
littéracie scientifique chez les élèves, plusieurs initiatives tentent d’enrichir l’enseignement des
sciences au primaire. Cependant, peu de recherches expérimentales existent pour évaluer leur
portée sur la motivation des élèves en sciences. Cette étude évalue une intervention de trois
séances d’animation scientifique en classe. Dans un devis expérimental, nous avons mesuré les
processus motivationnels des élèves en sciences (autoefficacité, concept de soi et intérêt),
auprès de 13 classes regroupant 256 d’élèves de 3 e cycle. Les mesures ont été faites en prétest,
deux semaines après (posttest) et trois mois après (suivi) les animations. Nous avons aussi
recueilli les notes au bulletin. La moitié a participé aux animations et l’autre à l’enseignement
régulier. Nous avons réalisé des modèles de croissance en piecewise par équations structurelles
avec les modérateurs : genre, statut socioéconomique et capital scientifique (bagage culturel à
l’aide duquel l’élève aborde les sciences). Les élèves ayant eu l’intervention ont eu un effet
positif sur leurs notes au bulletin. Quant aux processus motivationnels, il n’y a pas eu d’effet
principal des animations : seulement des effets selon les différents modérateurs. Ces effets
diffèrent selon le processus motivationnel et peuvent perdurer jusqu’au suivi. Nous les
détaillerons, ainsi que ce qui peut les expliquer et leurs implications.
La motivation — représentée par des processus tels que les buts, les types de motivation, les passions, l’autoefficacité — est le moteur du comportement humain. Elle justifie la raison pour laquelle une personne s’implique dans une tâche et les conséquences qui en découleront. Les processus motivationnels constituent l’un des principaux prédicteurs de la santé psychologique, de la qualité de vie, de la réussite scolaire, de la satisfaction au travail ou du choix du partenaire amoureux. Étant au centre des pratiques en psychologie, la motivation est abordée dans une pluralité de domaines. Bien que les déterminants motivationnels d’un comportement soient parfois communs chez les individus, des différences individuelles sont également observées, ce qui implique une hétérogénéité sur le plan de l’origine du comportement et de ses conséquences. Afin de concevoir des interventions ciblées et efficaces, il est donc nécessaire que les intervenants (p. ex., psychologues, enseignants, entraîneurs, conseillers en ressources humaines) soient adéquatement outillés pour identifier les processus motivationnels qui sous-tendent le comportement des individus auprès desquels ils interviennent ainsi que les causes potentielles de leurs difficultés motivationnelles. Ces interventions doivent non seulement s’appuyer sur des connaissances scientifiques, mais elles doivent également tenir compte de certaines variables comme le contexte socioculturel, les émotions ou la personnalité, avec lesquels la motivation entretient des liens très étroits. À la lumière de tous ces points, ce colloque se penchera sur les avancées récentes en psychologie de la motivation et sur leurs implications pour l’intervention.
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