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Guido Niyokwizigira : Université Saint-Paul
Depuis quelques années, nous assistons au développement d’une abondante littérature dans le champ desinnovations sociales concernant les évaluations et les mesures de l’impact social. Dans ce contexte, on note également que plusieurs organismes internationaux qui oeuvrent dans le secteur du développement international s’intéressent de près aux outils d’évaluation des impacts sociaux des projets de développement communautaire en Afrique subsaharienne. Cependant, peu de recherches ont été réalisées pour analyser, d’une part, les impacts occasionnés par ces outils d’évaluations sur les opportunités de pérennisation desprojets financés, et d’autre part, l’ouverture d’horizons sur les autres aspects transversaux de la vie quotidienne des bénéficiaires concernés. Nous nous proposons ces deux éléments comme objectifs à notrerecherche. Pour cela, on se basera, principalement, sur une analyse exhaustive de trois rapports d’évaluation de projets d’envergure internationale exécutés en Afrique subsaharienne. Notre présentation proposera un état des lieux des outils d’évaluation des impacts sociaux des projets de développement communautaire en Afrique Sub-saharienne, ainsi que des pistes de solutions afin de faire de l’évaluation des projets un laboratoire des innovations sociales susceptibles d’augmenter le niveau de transformation sociale des communautés desservies, ainsi que leur résilience.
D’aucuns suggèrent que nous vivons une crise multidimensionnelle, notamment écologique, sociale et institutionnelle. Si les entreprises privées sont parfois présentées comme des coupables, d’autres leur reconnaissent un rôle essentiel dans la résolution des enjeux sociaux et écologiques auxquels fait face le monde. Historiquement, c’est à travers le concept de responsabilité sociale des entreprises (RSE) que l’engagement des entreprises au développement durable a été conceptualisé. Essentiellement, la RSE appelle à revoir la conception traditionnelle des entreprises selon laquelle celles-ci sont uniquement économiques, pour en faire des acteurs de changement qui intègrent le développement durable dans leur mission, leurs pratiques et leurs décisions. Si la RSE était, au mieux, mentionnée dans quelques rapports annuels dans les années 1980, elle occupe aujourd’hui un rôle essentiel dans les objectifs stratégiques, les discours et les rapports annuels des entreprises.
Parallèlement à la démocratisation de la RSE se sont développées de nouvelles formes organisationnelles visant à créer de la richesse de manière plus durable et plus respectueuse de la société et de l’écologie : les coopératives, l’entrepreneuriat social, l’entrepreneuriat vert, les entreprises hybrides et les « B Corps » en sont de bons exemples. Ces organisations utilisent les mécanismes du marché pour résoudre des problèmes sociaux chroniques et contrer la dégradation de l’environnement, brouillant ainsi la frontière traditionnelle entre entreprise à profit et organisation à but non lucratif. Les organisations hybrides ne rejettent pas le profit ni la croissance; les profits sont le moyen par lequel elles peuvent accroître leur impact social et écologique. Cependant, ces nouvelles réalités posent d’importants défis stratégiques, notamment en matière de conciliation des logiques marchande et civique, et de gestion des tensions organisationnelles liées aux prises de décision quotidiennes lorsque les solutions semblent paradoxales.
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