Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Cléo Thibert-Dagenais : Université Laval
En éducation, les théories implicites et le concept de soi sont des facteurs importants sous-tendant la motivation, l’apprentissage et les résultats en mathématiques. Les théories implicites réfèrent aux conceptions que l’élève a de ses habiletés en distinguant deux théories, soit la théorie fixe et la théorie d’augmentation (Dweck, 2012). Les recherches ont tenté de mesurer la théorie prédominante d’un individu soit en mesurant les deux théories ou en mesurant une seule – supposant qu’une forte adhésion à une théorie implique de ne pas adhérer à l’autre. Chez les élèves du primaire, la conception de leurs habiletés se développe et l’adoption d’une théorie implicite se concrétise avec l’expérience scolaire. Le concept de soi se développe également durant l’enfance et il représente en mathématiques la perception de ses compétences (Shavelson, Hubner, & Stanton, 1976). La présente étude visait à mesurer les théories fixe et d’augmentation ainsi que le concept de soi envers les mathématiques chez les élèves (N=247; 53% filles) de la première à la sixième année du primaire. Les résultats d’analyses par équations structurelles exploratoires (ESEM) indiquent que les deux théories implicites ne sont pas liées et que le concept de soi en mathématiques présente deux facteurs distincts, comme la validation de l’échelle l’a démontré. Les résultats sont discutés selon la possibilité de mesurer les théories implicites et le concept de soi en mathématiques chez les enfants.
La motivation — représentée par des processus tels que les buts, les types de motivation, les passions, l’autoefficacité — est le moteur du comportement humain. Elle justifie la raison pour laquelle une personne s’implique dans une tâche et les conséquences qui en découleront. Les processus motivationnels constituent l’un des principaux prédicteurs de la santé psychologique, de la qualité de vie, de la réussite scolaire, de la satisfaction au travail ou du choix du partenaire amoureux. Étant au centre des pratiques en psychologie, la motivation est abordée dans une pluralité de domaines. Bien que les déterminants motivationnels d’un comportement soient parfois communs chez les individus, des différences individuelles sont également observées, ce qui implique une hétérogénéité sur le plan de l’origine du comportement et de ses conséquences. Afin de concevoir des interventions ciblées et efficaces, il est donc nécessaire que les intervenants (p. ex., psychologues, enseignants, entraîneurs, conseillers en ressources humaines) soient adéquatement outillés pour identifier les processus motivationnels qui sous-tendent le comportement des individus auprès desquels ils interviennent ainsi que les causes potentielles de leurs difficultés motivationnelles. Ces interventions doivent non seulement s’appuyer sur des connaissances scientifiques, mais elles doivent également tenir compte de certaines variables comme le contexte socioculturel, les émotions ou la personnalité, avec lesquels la motivation entretient des liens très étroits. À la lumière de tous ces points, ce colloque se penchera sur les avancées récentes en psychologie de la motivation et sur leurs implications pour l’intervention.
Titre du colloque :
Thème du colloque :