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Métasynthèse à méthode mixte sur l’efficacité de l’enseignement explicite au collégial

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Francis Djibo : Cégep de Rivière-du-Loup

Résumé de la communication

Plusieurs études (Watkins, 1997; Rosenshine, 2010; Hattie, 2003, 2012, 2017; Johanet et Jamet, 2011; Gauthier, Bissonnette et Richard, 2013) ont confirmé l'efficacité de l'enseignement explicite dans l'enseignement primaire et secondaire. Parallèlement, l'efficacité de l'enseignement explicite dans l'enseignement collégial, « postsecondaire non supérieur » ou « secondaire supérieur » (Bocquillon, Dehon et Derobertmasure, 2016) tarde à prendre pied. L'enseignement explicite est défini indistinctement comme un « modèle » ou une « approche » pédagogique, un « modèle général d'enseignement efficace » (Bissonnette et al., 2005). Ce modèle peut-il résister au test de l'enseignement collégial (Boisvert, 2008a; Boucher et Bouffard, 2016; Lagacé, 2012)? Sinon, quelles sont ses limites? Dans cette métasynthèse à méthode mixte (Leary et Walker, 2018; Tikito et Souissi, 2019) sur l'efficacité de l'enseignement explicite au collégial, après les critères de sélection (Van der Maren, 2005; Grenon, 2016; Bissonnette et al. 2016) inspirés des études antérieures, nous décortiquons plus d'une centaine d'études tant dans les secteurs anglophones que francophones. Les conclusions de cette métasynthèse dans le milieu collégial rejoignent cependant celles de la métaanalyse plus générale de Bissonnette (2016) sur l'enseignement postsecondaire tout en identifiant une efficacité plus accrue à certaines étapes d'acquisition des compétences dans les programmes collégiaux.

Résumé du colloque

Le rapport du Conseil supérieur de l’éducation (2019), portant sur les perspectives de l’enseignement collégial après ses 50 années d’existence, présente certains enjeux et défis pour cet ordre d’enseignement.

Tout d’abord, si historiquement le collégial a permis à toute une génération d’étudiants d’accéder aux études supérieures, force est de constater qu’il persiste des inégalités d’accès pour certains publics étudiants. Comment l’enseignement collégial peut-il répondre aux besoins de ces apprenants? Quelles approches, quelles mesures, quels moyens contribuent à l’amélioration des apprentissages des étudiants, et ce, peu importe leur provenance ou leurs caractéristiques individuelles?

Par ailleurs, les taux de réussite, de persévérance et de diplomation semblent connaître une certaine stagnation. L’aspect éthique qui découle de cette observation suscite de nouvelles questions. Considérant que la population étudiante se modifie, devrait-on définir les indicateurs en considérant ce changement? Peut-on expliquer ce seuil critique qui semble atteint?

Ajoutons la question des parcours scolaires qui sont de plus en plus flexibles et personnalisés, des compétences à développer pour répondre aux besoins de la société et de la prédominance du numérique dans tous les domaines de la société. Comment peut-on organiser les programmes de formation pour qu’ils demeurent agiles? Quels sont les incontournables à inclure dans la formation de ces professionnels en développement? Comment peut-on les préparer pour l’avenir? Comment peut-on soutenir le personnel pédagogique qui doit se pencher sur ces questionnements?

Afin de poursuivre la réflexion entamée par le Conseil supérieur de l’éducation (2019), ce colloque réunit des chercheurs et des praticiens-chercheurs afin de réfléchir à ces questions tout en ouvrant la réflexion à d’autres enjeux et défis touchant à l’enseignement et à l’apprentissage au collégial.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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