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Alexia Roy : Cégep de l'Outaouais
En pleine pandémie de COVID-19, les autorités publiques analysent toutes les options pour affronter la crise. L’utilisation de modèles épidémiologiques est essentielle dans le but de prendre les meilleures décisions. Le modèle SEIARDV est une adaptation du modèle SEIR classique et du modèle SEIARD, lequel sert à étudier la propagation du virus sur le campus de l’Université d’Ottawa. On a ajouté à ce dernier modèle la campagne de vaccination québécoise ainsi qu’une stratégie simple de confinement/déconfinement, ce qui permet d’étudier les impacts de la campagne de vaccination actuelle sur l’évolution de la pandémie. Nos simulations commencent le 14 décembre 2020, soit avec le début de la campagne de vaccination. Les données de l’automne 2020, qui coïncide avec le début de la propagation communautaire, ont été analysées pour estimer les différents paramètres. Nos résultats démontrent qu’un taux de vaccination élevé empêche l’arrivée de nouvelles vagues et réduit considérablement la durée totale de la pandémie, ainsi que le nombre total de personnes rétablies et de celles décédées. Ainsi, si l’on vaccine à un grand rythme, la pandémie pourrait tendre vers sa fin en juillet prochain, alors qu’en l’absence totale de vaccination, il y aurait encore des individus infectés jusqu’en 2024.
Avec ou sans partenariat de recherche? Les établissements d’enseignement collégial et les unités de recherche qui leur sont associées sont solidement ancrés dans leur environnement, et ce, aussi bien aux quatre coins du Québec que d’un océan à l’autre au Canada. Ainsi, ils sont en position favorable pour s’inscrire dans un mode de production du savoir qui « révèle des flux croisés entre la science et la société », soit le « mode 2 » présenté par Nowotny, Scott et Gibbons dans Repenser la science (2003). Il s’ensuit une pratique de la recherche qui fait face à tous les tenants et aboutissants du partenariat et qui rend les travaux à la fois hautement pertinents et extrêmement exigeants. Travailler avec des partenaires, quels qu’ils soient, soulève des problèmes et recèle des défis tout en permettant un agencement de forces incomparables. Dans ce contexte, comment l’intelligence collective peut-elle permettre de résoudre des problèmes, de relever des défis et de miser sur les forces de tout un chacun? Comment soutenir les chercheuses et les chercheurs dont la pratique est autonome, mais qui ne travaillent pourtant pas en solitaire, puisque toutes celles et tous ceux qui participent de près ou de loin à leurs travaux en sont des partenaires? Bref, compte tenu de la complexité des problèmes sociétaux, une mise en commun des savoirs scientifiques et expérientiels ainsi qu’une synergie intersectorielle s’imposent. Le présent colloque se veut un espace de réflexion et d’action en ce sens.
Titre du colloque :