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Santé organisationnelle dans un établissement d’études supérieures : du diagnostic aux plans d’actions

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Manon Truchon : Université Laval

Résumé de la communication

Introduction Peu d’instruments diagnostiques intègrent un ensemble de facteurs de risques psychosociaux occupationnels connus et encore moins sont élaborés sur la base d’un modèle explicatif visant à soutenir les interventions en milieu de travail. Objectifs Documenter certaines qualités psychométriques du nouveau questionnaire diagnostique sur la santé et le bien-être au travail (QSBT) et tester la plausibilité d’un modèle explicatif du bien-être au travail. Méthode. Le QSBT (version électronique) a été envoyé à tous les membres du personnel d’une université québécoise (N=6193).
Résultats Un taux de réponse de 45% a été obtenu (N=2770). Des analyses d’équations structurales ont permis de confirmer une structure en 5 facteurs du QSBT de même que les liens entre ces derniers. Discussion. Les résultats illustrent la contribution majeure, voire le rôle précurseur de l’environnement psychosocial de travail dans l’explication de la santé physique et psychologique. Les résultats soutiennent la nécessité d'agir en prévention primaire sur l’environnement psychosocial de travail pour améliorer le bien-être et la santé au travail. Les résultats servent actuellement d’appui à l’élaboration de plans d’action concertés (employeurs-employé-e-s). Le processus d’appropriation des résultats par le milieu de même que l’élaboration de plans d’actions seront discutés. L’administration du QSBT dans d’autres milieux est en cours et permettra la création d’une banque de données pour comparaisons.

Résumé du colloque

Conjuguer santé et travail n’a jamais été aussi difficile. Les constants changements socioéconomiques, technologiques et organisationnels favorisent une intensification du travail et une amplification des attentes de performance et de productivité. Ces pressions ont un coût substantiel : une enquête du Conference Board of Canada (2017) rapporte que le stress au travail coûte au pays près de 50 milliards de dollars, dont 32,3 milliards sont liés à la dépression et 17,3 milliards sont liés à l’anxiété. La dépression est d’ailleurs reconnue par l’Organisation internationale du travail (2018) comme la première cause d’invalidité dans le monde.

En parallèle, les besoins de la population active en matière de santé et de qualité de vie au travail s’accroissent. La conciliation entre les attentes des organisations et les besoins des individus passe par le développement des connaissances en santé organisationnelle. Ce champ d’études est ancré dans une tradition multidisciplinaire (management, santé et sécurité du travail, relations industrielles, psychologie, ergonomie, santé publique, etc.) sous-tendant des enjeux multicausaux complexes (Dagenais-Desmarais et coll., 2013). L’effervescence actuelle des publications en santé organisationnelle peut s’expliquer par le fait qu’elle englobe plusieurs enjeux fondamentaux liés à la productivité des organisations, et cela, dans le respect des personnes qui y travaillent.

Malgré les avancées scientifiques et le développement de pratiques exemplaires dans le domaine, force est de constater que nous avons encore du chemin à parcourir pour que les organisations saines deviennent la norme dans notre société. Ce colloque a comme objectif de faire le point sur les derniers travaux en santé organisationnelle et de se concerter entre chercheurs, étudiants, décideurs et utilisateurs afin de valoriser le transfert de nos connaissances vers les milieux de travail.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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