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SMARCD1, UNE SOUS-UNITÉ DES COMPLEXES SWI/SNF, COLLABORE AVEC E2A POUR LA SPÉCIFICATION DE LA LIGNÉE LYMPHOÏDE

JL

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Julie Lessard : Université de Montréal

Résumé de la communication

Lymphocyte development from hematopoietic stem cells (HSCs) is accompanied by a loss of self-renewal capacity and a progressive restriction of developmental potential. Although the molecular mechanisms for the generation of mature B- or T- lymphocytes are beginning to be revealed, a major unanswered question is how multipotent HSCs initiate commitment toward lymphoid fate. Our work indicates that specialized assemblies of ATP-dependent SWI/SNF chromatin remodeling complexes perform lineage-specific roles during hemopoiesis. Here we show that the Smarcd1 subunit is specifically required for the development of the lymphoid lineage. Deletion of Smarcd1 in adult hematopoiesis causes lymphopenia with near complete absence of progenitors and mature B/T-lymphocytes, whereas the myeloid and erythroid lineages remain unaffected. Smarcd1 is required to generate lymphoid-primed multipotent progenitors from HSCs, highlighting an essential role in early lymphoid specification. Transcriptomics analyses revealed a functional collaboration between Smarcd1 and the bHLH transcription factor E2A in activating the lymphoid-specific gene expression program. Mechanistically, we found that Smarcd1 physically interacts with E2A and is required for its recruitment at H3K27a/H3K4me1-enriched “active” enhancers coordinating the lymphoid gene signature. Altogether, these studies identify Smarcd1 as a chromatin remodeler that collaborates with E2A to specify lymphoid cell fate during hemopoiesis.

Résumé du colloque

Le cancer constitue la 1re cause de décès au Canada. La grande diversité à l’intérieur même des « types » de cancer est un obstacle au développement de thérapies efficaces. Malgré cette hétérogénéité, les cancers partagent des caractéristiques qui sous-tendent la malignité des tumeurs. Deux traits prévalents du cancer sont l’instabilité génomique et la reprogrammation transcriptionnelle.

Des mécanismes cellulaires complexes détectent et réparent les lésions dans l’ADN et préservent l’intégrité du génome. Il est bien établi que les cellules tumorales, malgré leur capacité de prolifération accrue, sont caractérisées par une instabilité génomique. Celle-ci résulte de défectuosités dans la signalisation et la réparation des dommages à l’ADN. Paradoxalement, l’instabilité génomique constitue un point faible des tumeurs exploité cliniquement par des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Une compréhension moléculaire du maintien de la stabilité du génome est cruciale pour proposer de nouvelles pistes thérapeutiques centrées sur la modulation de la réponse aux dommages à l’ADN.

D’autre part, la réplication et la réparation de l’ADN ainsi que le contrôle de l’expression des gènes nécessitent une régulation très fine de la structure de la chromatine, l’assemblage hautement régulé de l’ADN avec les histones et d’autres facteurs accessoires. La dynamique chromatinienne est modulée par un système complexe impliqué dans toutes les transactions avec l’ADN. Ainsi, des changements dans les programmes d’expression génique, régulés par l’état de la chromatine, peuvent avoir une incidence majeure sur la transformation de cellules normales en cellules prolifératives et envahissantes.

Une caractérisation poussée de la régulation de la structure du génome, incluant l’action de facteurs épigénétiques agissant sur la chromatine, est essentielle pour améliorer notre compréhension des mécanismes moléculaires qui régissent l’oncogenèse. Cela est nécessaire pour établir de nouvelles thérapies contre le cancer.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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