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Tour d'horizon des 14 villes désignées pour l'accueil des réfugiés: défis rencontrés par les intervenants

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Stéphanie Arsenault : Université Laval

Résumé de la communication

Depuis plusieurs décennies déjà, la province de Québec accueille chaque année quelques centaines de réfugiés qui sont pris en charge par l'État, c'est-à-dire que le gouvernement finance des interventions mises en place pour les accueillir et pour faciliter leur installation. Ces réfugiés sont orientés vers 14 régions du Québec où des organisations locales sont mandatées pour leur fournir des services d'accueil et d'installation. Cette présentation repose sur une démarche de recherche qui visait à répondre à un questionnement portant sur les défis et les enjeux liés à l'accueil des réfugiés dans les régions du Québec. Pour documenter cette réalité, nous avons rencontré et interviewé vingt-cinq intervenants dans douze de ces régions. Nous présenterons les résultats découlant de nos analyses sur trois aspects: 1) les défis structurels rencontrés, 2) les défis culturels rencontrés, 3) les interventions menées pour relever ces défis.

Résumé du colloque

Ce colloque vise un débat interdisciplinaire sur les questions touchant à l’état de santé et au bien-être des personnes réfugiées, des demandeurs d’asile et des sans-papiers, au Québec et ailleurs, ainsi qu’aux enjeux sociaux s’y rattachant. Il examine les stratégies que ces personnes mettent en œuvre de même que celles déployées par les professionnels au sein des organisations et des institutions pour favoriser leur intégration. Depuis de nombreuses décennies, le Québec accueille un nombre important de réfugiés. Ces dernières années, les demandeurs d’asile et les personnes sans statut sont en croissance sur le territoire. Leurs conditions sont particulièrement préoccupantes. D’une part, les demandeurs d’asile n’ont pas accès à l’éducation subventionnée, au soutien financier pour la francisation et à des soins de santé courants (MIDI, 2017). Leur situation sur le marché du travail est particulièrement précaire, d’autant plus qu’ils sont plus susceptibles de vivre « certaines formes d’exploitation au travail » (Arsenault, 2019). D’autre part, les personnes sans statut constituent un groupe de la population dont la situation est sous-documentée, du fait que leur présence sur le territoire n’est pas légalement reconnue. Quel que soit leur statut, il est démontré que le vécu et le parcours migratoire peuvent avoir un effet traumatique sur leur santé physique et psychologique, ce qui n’est pas sans conséquence sur le processus d’adaptation à la société d’accueil (Carlsson et Sonne, 2018). Par ailleurs, l’actuelle pandémie de COVID-19 n’est pas sans conséquence sur le parcours d’insertion de cette population particulièrement vulnérable, de même que pour les professionnels et les intervenants du réseau de la santé et des services sociaux. Enfin, bien que le ministère de l’Immigration ait récemment élargi les critères d’admissibilité à l’ensemble des services, il appert que les mandataires de ces services n’ont pas toujours les ressources humaines ni l’expertise nécessaires pour répondre aux besoins particuliers de cette population.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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