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Une étude de l’inhibition et de la flexibilité cognitives à l’aide du test de Stroop

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Isabeli Pizzani Maurutto : Collège Dawson

Résumé de la communication

Nous sommes constamment bombardés par une myriade de stimuli venant de notre environnement. Auxquels portons-nous attention? Lesquels ignorons-nous? Cela dépend de deux facultés de notre cerveau : l’inhibition et la flexibilité cognitives. Celles-ci peuvent être testées à l’aide de la tâche de Stroop, où un sujet doit identifier la couleur de l’encre avec un mot plutôt que de lire le nom de la couleur. La condition est dite congruente si le mot et l’encre correspondent à la même couleur et incongruente autrement. L’effet Stroop est simplement une réaction plus lente pour les essais incongruents. L’effet tend à augmenter chez les sujets plus vieux en raison des changements dans l'exécution des tâches cognitives. Nous avons cherché à établir l’échantillon minimal de sujets nécessaire pour pouvoir démontrer l’effet Stroop et déterminer une relation entre l’âge des sujets et le temps de réaction. Les résultats serviront à la conception d’un projet utilisant un système d’enregistrement d’électroencéphalogrammes adapté à la recherche en milieu collégial. Au total, 21 sujets ont été testés et répartis en deux groupes : les 10 à 39 ans (N=11) et les 40 à 69 ans (N=10). Ils ont effectué neuf séries de 20 essais de la tâche Stroop, divisés également entre les deux conditions. Un temps de réaction plus long en condition incongruente a été observé (p = .001). Aucune relation n’a pu être établie entre le temps de réaction et l’âge des sujets, faute de puissance statistique.

Résumé du colloque

Avec ou sans partenariat de recherche? Les établissements d’enseignement collégial et les unités de recherche qui leur sont associées sont solidement ancrés dans leur environnement, et ce, aussi bien aux quatre coins du Québec que d’un océan à l’autre au Canada. Ainsi, ils sont en position favorable pour s’inscrire dans un mode de production du savoir qui « révèle des flux croisés entre la science et la société », soit le « mode 2 » présenté par Nowotny, Scott et Gibbons dans Repenser la science (2003). Il s’ensuit une pratique de la recherche qui fait face à tous les tenants et aboutissants du partenariat et qui rend les travaux à la fois hautement pertinents et extrêmement exigeants. Travailler avec des partenaires, quels qu’ils soient, soulève des problèmes et recèle des défis tout en permettant un agencement de forces incomparables. Dans ce contexte, comment l’intelligence collective peut-elle permettre de résoudre des problèmes, de relever des défis et de miser sur les forces de tout un chacun? Comment soutenir les chercheuses et les chercheurs dont la pratique est autonome, mais qui ne travaillent pourtant pas en solitaire, puisque toutes celles et tous ceux qui participent de près ou de loin à leurs travaux en sont des partenaires? Bref, compte tenu de la complexité des problèmes sociétaux, une mise en commun des savoirs scientifiques et expérientiels ainsi qu’une synergie intersectorielle s’imposent. Le présent colloque se veut un espace de réflexion et d’action en ce sens.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 4 mai 2021

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