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Une grille d’évaluation de l’acceptabilité sociale : répondre au besoin des décideurs publics

MM

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Marie-Ève Maillé : Université de Montréal

Résumé de la communication

Que ce soit au niveau municipal, provincial ou fédéral, les gouvernements nous parlent d'acceptabilité sociale des grands projets de développement (pipeline, lignes de transport d'électricité, mines, etc.) comme d'un incontournable. Le premier ministre François Legault en a même fait une condition à l'autorisation des projets d'hydrocarbures sur le territoire québécois. Mais comment évalue-t-on l'acceptabilité sociale? Quels sont les signes qu'un projet ne passe pas le test? Les décideurs publics sont plus souvent qu'autrement pris au dépourvu pour évaluer les projets et les situations conflictuelles sur leur territoire; ils ne savent pas s'ils ont un problème d'acceptabilité sociale et ils ne savent surtout pas par quels bouts prendre le problème, le cas échéant. En l'absence d'outil d'aide à la décision, ils ont tendance à minimiser le problème ou à se renvoyer la balle d'un palier de gouvernement à l'autre. En une trentaine de points, une grille destinée aux décideurs permet d'évaluer des signes clairs d'un problème d'acceptabilité sociale. L'outil, nouveau et unique malgré le besoin, pourrait également servir au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.

Résumé du colloque

Comment s’assurer de bâtir des projets rassembleurs et porteurs de sens pour la majorité? Quels sont les tenants et aboutissants du concept d’acceptabilité sociale, aujourd’hui nécessaire à la réalisation des projets? Le cheminement des grands projets et des innovations doit aujourd’hui nécessairement passer le test de l’assentiment des citoyens pour assurer sa légitimité. Mais trouver un terrain d’entente entre des visions en apparence diamétralement opposées est loin d’être évident. Les enjeux sont multiples et les interlocuteurs pluriels. Les visions du progrès sont également multiples et divergent beaucoup entre ce qui est offert et ce qui est souhaité. De ce fait, les décideurs et les promoteurs de projets font de plus en plus face à des contestations organisées. Loin d’apaiser les tensions, tenter d’informer et de convaincre les protestataires du bien-fondé des projets n’est parfois plus suffisant pour garantir l’assentiment des populations, voire la réalisation de ceux-ci. Cependant, pour assurer la réalisation des projets, les controverses doivent être explicitées. C’est à travers le dialogue entre les groupes que des terrains d’entente deviennent possibles et permettent de bonifier des projets grâce à différents types d’expertises, à la fois formelles et informelles. Autrefois confiné aux sphères scientifiques et industrielles, le dialogue autour de ces enjeux s’élargit pour inclure plus d’acteurs, dont la population civile et les groupes concernés. L’expertise citoyenne se développe donc pour apporter une autre voix au cœur des débats entourant ces grands projets et l’innovation. À travers ce colloque, nous voulons mettre en lumière, d’une part, les trajectoires de l’acceptabilité sociale concernant les controverses sociotechniques, et d’autre part, les modalités du dialogue social entre les acteurs gravitant autour de ces mêmes projets.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
manager icon Responsables :
Alice Friser
section icon Date : 4 mai 2021

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