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Marilee Thiffault : Biopterre
La revalorisation des résidus des entreprises est une avenue intéressante dans une optique de développement durable. Le but de cette étude est de déterminer si la culture de champignons gourmets sur un substrat issu de résidus de production industrielle peut égaler ou surpasser la culture sur un substrat conventionnel à base de matières neuves. Une souche de pleurotes en forme d’huître (Pleurotus ostreatus) a été utilisée pour le projet, qui a été divisé en deux phases. La première était la mise en culture du champignon sur des géloses contenant différentes matières résiduelles ou des matières neuves (granules de bois franc). Une cote de croissance a été attribuée à chaque échantillon à des fins de comparaison. Cette phase a permis de sélectionner les matières les plus adaptées à la culture de ce champignon. La seconde phase était la culture en sacs sur les matières résiduelles sélectionnées (copeaux de résineux et criblures de grains) ou sur des granules de bois franc. On a comparé ensuite le rendement des différents substrats à l’aide du calcul d’efficacité biologique, soit le ratio entre la masse de champignons récoltés et la masse de substrat. Puisqu’aucune différence significative n’a alors été trouvée, les matières résiduelles se sont avérées aussi efficaces que le substrat conventionnel pour la production de pleurotes. À terme, la valorisation de ces matières pourrait favoriser une gestion écoresponsable des résidus.
Avec ou sans partenariat de recherche? Les établissements d’enseignement collégial et les unités de recherche qui leur sont associées sont solidement ancrés dans leur environnement, et ce, aussi bien aux quatre coins du Québec que d’un océan à l’autre au Canada. Ainsi, ils sont en position favorable pour s’inscrire dans un mode de production du savoir qui « révèle des flux croisés entre la science et la société », soit le « mode 2 » présenté par Nowotny, Scott et Gibbons dans Repenser la science (2003). Il s’ensuit une pratique de la recherche qui fait face à tous les tenants et aboutissants du partenariat et qui rend les travaux à la fois hautement pertinents et extrêmement exigeants. Travailler avec des partenaires, quels qu’ils soient, soulève des problèmes et recèle des défis tout en permettant un agencement de forces incomparables. Dans ce contexte, comment l’intelligence collective peut-elle permettre de résoudre des problèmes, de relever des défis et de miser sur les forces de tout un chacun? Comment soutenir les chercheuses et les chercheurs dont la pratique est autonome, mais qui ne travaillent pourtant pas en solitaire, puisque toutes celles et tous ceux qui participent de près ou de loin à leurs travaux en sont des partenaires? Bref, compte tenu de la complexité des problèmes sociétaux, une mise en commun des savoirs scientifiques et expérientiels ainsi qu’une synergie intersectorielle s’imposent. Le présent colloque se veut un espace de réflexion et d’action en ce sens.
Titre du colloque :