Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Marie Thériault : Université de Montréal
L’éducation holistique tout au long de la vie et la sécurisation culturelle sont deux dimensions fondamentales de cette démarche de coconstruction. Les exigences gouvernementales en matière de formation à la profession enseignante et de professionnalisation compliquent la reconnaissance des compétences des pédagogues autochtones. Cette situation, se vivant dans les communautés, conduit nombre de pédagogues et de détentrices et détenteurs du savoir autochtone à une précarité économique et d’emploi. Le Référentiel se bâtit à partir des besoins des milieux et s’appuie sur la collaboration des personnes engagées dans la reconnaissance des pédagogies holistiques. Cette communication porte sur les méthodes élaborées par la recherche et la pédagogie autochtones en contexte et sur les dimensions abordées avec et par les personnes des communautés. Elle permet de comprendre le poids colonial que les politiques ministérielles font peser sur cette pédagogie et sur le rayonnement des langues autochtones, mais surtout elle met en lumière l’autorité de la résilience des milieux autochtones en matière d’éducation des adultes. (Avec la collaboration de Diane Elizabeth Labelle, cochercheuse et chercheuse communautaire, Kahnawake, Marcel Bissonnette, professeur agrégée, Université de Montréal et Marie-Ève Lefebvre, étudiante à la maîtrise en andragogie Université de Montréal).
La Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics (Commission Viens) lancée en décembre 2016 a remis son rapport au gouvernement du Québec en septembre 2019. Parmi les appels à l’action qu’on y trouve, plusieurs concernent la démarche de la sécurisation culturelle présentée comme un moyen de médiation entre, d’un côté, la société québécoise, et de l’autre, la population, les instances et les communautés autochtones. Cette démarche, élaborée au départ par les Maoris de la Nouvelle-Zélande et présentée un peu partout dans la communauté scientifique comme un outil de justice sociale, propose un réel changement de paradigme tant dans l’offre de services publics destinés aux populations autochtones que dans la rencontre entre les savoirs autochtones et les savoirs scientifiques sollicités pour la circonstance. Le présent colloque propose d’examiner cette démarche sous différents angles (santé, éducation, justice, employabilité, développement communautaire), d’en documenter les applications québécoises et canadiennes (le cas échéant) et d’en arriver à un premier portrait de ces différentes dimensions et perspectives. Quelle est la portée de cette démarche? De quelle manière peut-elle contribuer à transformer les relations entre les Québécois et Québécoises et les Autochtones et, dans la foulée, jouer un rôle déterminant dans la lutte aux inégalités sociales et à la discrimination? Comment se positionne présentement cette démarche dans les études décoloniales? Ces questions seront mises en débat entre des universitaires et des acteurs et intellectuels autochtones.
Titre du colloque :
Thème du colloque :