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Approche méthodologique pour l’intégration des caféiers dans la recherche des nouveaux horizons d’éco-conception ‘textile’

AN

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Aicha Nairi : Ecole supérieur des sciences et technologies du Design

Résumé de la communication

La teinture végétale s’inscrit parfaitement dans la démarche d’éco design. Cette technique est recherchée par de nombreuses industries textiles afin de diminuer l’utilisation des colorants chimiques sources de contamination de l’eau et de la pollution environnementale. Cette expérience est appliquée par « SARTEX » une des industries textiles tunisiennes.

Dans ce contexte, je vais présenter ma modeste expérience avec cette entreprise qui s’est déroulé dans un cadre de projet de fin d’études en 2007 à l’institut supérieur des métiers de la Mode de Monastir. Une expérience menée pendant quatre mois lors de laquelle, et avec une approche conceptuelle, m’a conduit vers l’intégration des caféiers dans la recherche des nouveaux horizons d’éco-conception ‘textile’. Elle nous a conduits à la création des nouveaux effets spéciaux issus de ces graines de caféier sur le denim. Ces nouveaux effets ont contribué à une innovation au niveau de la matière textile tout en dépassant ses caractéristiques principales, celles du jean, vers d’autres ayant les spécificités du cuir.

Résumé du colloque

Apparue aux États-Unis dans les années 1980, l’éthique du care est une manière de penser la morale fondée sur le souci des autres (sollicitude) et l’acte de « prendre soin » (Brugère, 2011). Fondée sur un sentiment de responsabilité à l’égard d’autrui et de ses besoins, elle concerne les tâches de soin impliquées dans les diverses formes de vulnérabilité (soin parental, traitement de la dépendance, travail social). Formulant à l’égard de la relation marchande une critique similaire à celle de la théorie du don, l’éthique du care postule qu’il existe une qualité morale dans l’acte d’aider les autres. Un premier rapprochement entre cette logique du care et la logique du design peut être observé dans le travail de Victor et Sylvia Margolin (2001). Inspiré du travail social, le « design social » selon eux vise la satisfaction des besoins des populations vulnérables ou marginalisées, comme celles à faibles revenus ou ayant des besoins particuliers en raison de leur âge, de leur santé ou de leur handicap. Cette approche pose les premières conditions d’un rapprochement entre l’acte de design et l’acte de soin. Ce colloque souhaite explorer le potentiel de cette idée et faire la lumière sur la pertinence de la théorie du care pour les disciplines du design. Peut-on considérer l’éthique du soin comme un modèle général pour le design? Par exemple, peut-on considérer qu’un petit objet électroménager comme Tero, qui transforme les résidus alimentaires des ménages en un fertilisant prêt à l’emploi, est le résultat d’un acte de design qui prend soin de notre environnement? Qu’est-ce que cela signifie de « prendre soin par le design »? Quelles approches théoriques, conceptuelles, méthodologiques et pratiques les enjeux de soin appellent-ils en design? Le design doit-il se limiter à prendre soin? Peut-il soigner ou sauver le monde? Pour Papanek (1971), on sait que le design est l’un des pires maux de la planète. Comment faire la part du soin et des « effets indésirables »?

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 5 mai 2021

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