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Effet du réchauffement climatique sur les structures de protection

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Pilar Díaz-Carrasco : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Le réchauffement de la planète, associé aux changements climatiques, produit une élévation progressive du niveau moyen de la mer (Vousdoukas et al., 2018). Les conséquences de cette montée sur la côte entraîneront des événements extrêmes plus importants et plus fréquents tels que des inondations, des dommages aux biens matériels et un risque accru de perte de vies humaines. Parmi les principaux impacts de l'élévation du niveau de la mer, on peut citer l'augmentation du transport de sédiments, l'érosion des plages et les dommages aux structures maritimes tels que les impacts sur les murs verticaux et les brise-lames.

Au Québec, sur les côtes du golfe du Saint-Laurent et de son estuaire, le recul moyen du littoral varie entre 0.5 et 2.0 m/an (Bernatchez et Dubois, 2004) en raison des tempêtes de plus en plus extrêmes qui se produisent chaque année. Par conséquent, plus de 5426 bâtiments seront exposés à l'érosion d'ici 2065 si aucune mesure d'adaptation n'est mise en place (Sauvé et al., 2020).

Cette présentation fera un résumé des principaux défis liés au changement climatique auxquels font face des structures de protection côtière les plus courantes au Québec et ailleurs: les murs verticaux et les brise-lames. Pour cela, une combinaison de données expérimentales et de simulations numériques sera utilisée pour évaluer les effets potentiels de l'élévation du niveau de la mer tels que les pressions et l'affouillement, autour de ces structures maritimes.

Résumé du colloque

Disposer, en quantité suffisante, d’une eau de bonne qualité à l’ère des changements mondiaux (démographiques, culturels, industriels, climatiques, etc.) est au cœur des préoccupations du 21e siècle. L’intensification de l’urbanisation et des activités industrielles et agricoles ont un effet direct sur les émissions de gaz à effet de serre, et donc sur l’accélération du changement climatique, ainsi que sur la détérioration de la qualité des eaux. L’introduction d’effluents de plus en plus complexes et l’apparition dans l’environnement de contaminants d’intérêt émergent réfractaires dans les eaux constituent un risque reconnu pour la santé humaine et environnementale. Il est également attendu que les inondations, les sécheresses et les problèmes d’approvisionnement qui existent en raison de la répartition inégale des ressources en eau deviennent plus fréquents en raison du changement climatique.

Dans l’optique d’un développement durable, il devient de plus en plus urgent de développer des approches de gestion écoresponsables des ressources en eau. Le développement de modèles de gouvernance pour réduire les risques et les vulnérabilités est une solution en soi, mais elle repose, entre autres, sur la quantification des changements anticipés du régime hydrologique de bassins versants compte tenu du changement climatique, le développement de stratégies d’adaptation en vue de ces changements, le développement de systèmes de prévision hydrologique capables de prendre en compte toutes les sources d’incertitude qui interviennent le long de la chaîne de prévision, le développement de modèles permettant la gestion adéquate de nos barrages, l’implication citoyenne dans la gouvernance de l’eau et le développement de technologies pour l’assainissement des eaux en conditions extrêmes.

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Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
Discutant-e- de la session : Véronique Brochu Pilar Díaz-Carrasco
section icon Date : 5 mai 2021

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