pen icon Colloque
quote

Former des acteurs de changement dans nos universités : une orientation éducationnelle qui appelle à un dialogue sur le sens de l’acte éducatif.

MC

Membre a labase

Mélanie Champoux : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Plus qu’un slogan accrocheur visant à positionner nos établissements sur la scène compétitive de l’éducation supérieure, la question du pilotage du changement par les diplômés universitaires se doit d’être mise en dialogue par et pour les acteurs intimement concernés par l’acte éducatif.

Des étudiants et des enseignants de divers programmes de l’Université de Sherbrooke ont été rencontrés dans le cadre d’un essai de maitrise qui vise à proposer des repères pour la mise en oeuvre de programmes universitaires engagés envers une transition écosociétale et la formation d’acteurs de changement. Sous le couvert de l’anonymat, ils nous livrent leurs réflexions à propos du rôle de l’éducation supérieure dans une société en crise, de la nature d’un acteur de changement ainsi que des savoir-être et des savoir-faire à acquérir pour répondre aux défis contemporains. Enfin, ils soulignent comment devrait se vivre concrètement, en classe, une formation résolument engagée envers la transformation des réalités sociales et environnementales non désirables.

Après une brève mise en contexte permettant de définir la problématique, les objectifs poursuivis et la méthodologie employée dans le cadre de cet essai, nous donnons la voix à ces étudiants et ces enseignants. Leurs utopies et leurs engagements face à l’éducation supérieure nous offrent des repères inestimables pour orienter nos pratiques éducatives, et ce, peu importe nos disciplines d’appartenance ou nos champs de recherche privilégiés.

Résumé du colloque

S’il est aujourd’hui admis que l’humanité court à sa perte en raison d’une crise socioécologique d’envergure, des projets de société postcapitaliste, postcroissance ou postpétrole s’organisent partout dans le monde pour éviter l’effondrement des systèmes à la base de toutes les formes de vie sur Terre. Fondées sur des critiques du développement et des préoccupations écologiques, des solutions de rechange au néolibéralisme sont proposées par divers acteurs de la société civile. Amorcer une transformation en profondeur des modes de pensée et d’agir s’impose et donne cours à des propositions théoriques et à des initiatives multiformes se structurant autour du concept de transition écologique (TE). Elles cherchent à redonner du pouvoir aux communautés en imaginant d’autres possibles. Suggérant un changement sans précédent de société, la TE « se pense et s’expérimente » sur le terrain de diverses manières. Pourtant, ces démarches se heurtent à des modes de vie bien ancrés et à un fort enracinement des sociétés modernes dans une logique productiviste et de surconsommation. La tension est donc perceptible entre les pratiques citoyennes « vertueuses » et la puissance d’un marché reposant sur la dilapidation des ressources planétaires. Notre colloque propose de donner une voix aux multiples visages de la TE qui émergent dans les domaines de l’énergie et de l’agroalimentaire, dans les façons de produire ou de se déplacer, en même temps qu’il interroge les conditions de possibilité d’un renversement anthropologique et économique qui pourrait réduire la catastrophe en cours. La TE est d’abord abordée selon les perspectives de l’éducation à l’environnement et de l’intervention sociale, qui accompagnent les initiatives émergentes, les interprètent et leur donnent sens, mais également sous l’angle de la sociologie, de l’anthropologie et de la philosophie, à partir de réflexions critiques qui peuvent soutenir les populations dans leur apprentissage de solutions porteuses d’espoir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 5 mai 2021

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :