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La contribution d’un site d’autoformation pour soutenir la formation à la littératie académique

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Eliane Lousada : Universidade de São Paulo

Résumé de la communication

Plusieurs travaux réalisés dans le domaine de la littératie académique (Blaser & Pollet, 2010; Bazerman, 2015) soulignent l’importance des apprentissages à réaliser en matière d’écriture par les étudiants universitaires confrontés à la production de genres de textes peu rencontrés lors de leur formation antérieure. Quelques-unes de ces études (Delcambre et al., 2009) ont montré que certains genres très courants dans les contextes universitaires francophones sont plus difficiles à maîtriser par les étudiants allophones, d’où la nécessité de préparer ceux-ci à la rédaction de ces genres académiques. Cette prise de conscience conduit à repenser le rôle des institutions et des formateurs universitaires dans l’accompagnement de ces apprentissages. Dans cette communication, nous présenterons le processus qui a mené à un site d’autoformation conçu à partir des résultats d’un projet de recherche international portant sur le développement des compétences en littératie académique en français langue seconde ou étrangère, ainsi que le potentiel du site pour soutenir la formation à la littératie académique. Ce projet a consisté d’une part en une collecte de données auprès des étudiants et des formateurs et d’autre part en une étude critique d’outils à destination des formateurs et des étudiants. Sur cette double base, nous avons conçu un site d’autoformation proposant diverses manières de soutenir le développement des compétences en littératie académique.

Résumé du colloque

Dans l’enseignement supérieur, les étudiants sont confrontés à des défis en matière de lecture et d’écriture, car, à chaque palier de la scolarité et dans chaque discipline ou domaine de connaissance, l’appropriation des savoirs passe par de nouveaux écrits à lire et à produire, souvent complexes. Ceux-ci ont des caractéristiques particulières que les étudiant.e.s ne connaissent pas encore. Aussi ont-ils besoin d’être accompagnés dans leur démarche d’appropriation des écrits. Par ailleurs, ce besoin d’accompagnement s’inscrit dans un environnement numérique, favorable non seulement à l’émergence de nouveaux genres universitaires (Russell, 2012), mais aussi à des stratégies numériques relatives aux littératies dans l’enseignement supérieur (Vincent et coll., 2019). Dans le milieu francophone, la prise en charge de la formation aux littératies propres à l’enseignement supérieur est nettement plus tardive que dans le milieu anglophone, mais son expansion n’en est pas moins rapide, comme en témoignent les nombreuses publications sur le sujet depuis le début des années 2000 (Blaser et Pollet, 2010; Boch, 2013; Delcambre et Lahanier-Reuter, 2010, 2012; Donahue, 2008, 2010; Pollet, 2001, 2004; Thyrion, 2011). Au Québec, plusieurs initiatives visant à soutenir l’entrée dans l’écrit universitaire des étudiant.e.s postsecondaires ont vu le jour dans les dernières années, tant dans les cégeps (Libersan, 2010; Bélec, 2018) que dans les universités (Blaser et coll., 2020; Messier et coll., 2016). Dans ce colloque, nous faisons le point sur la définition de la littératie au niveau postsecondaire, puis examinons les ruptures et les continuités dans l’appropriation des écrits selon les ordres d’enseignement, les supports (manuscrit ou numérique) et les caractéristiques des disciplines. Enfin, nous observons les caractéristiques et les retombées des formations aux littératies offertes dans différents établissements d’enseignement supérieur du Québec et d’ailleurs.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
Discutant-e- de la session : Eliane Lousada
section icon Date : 5 mai 2021

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