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Geneviève Messier : UQAM - Université du Québec à Montréal
La planification s’avère une compétence incontournable de l’acte d’enseigner. De plus en plus reconnue comme un « processus décisionnel et de résolution de problèmes » (Bergeron, 2016, p. 65) et non plus seulement comme un plan écrit, considéré par certains comme une corvée universitaire, l’enseignant qui souhaite réfléchir sur cette compétence peut s’appuyer sur des modèles qui conceptualisent le processus de planification. La démarche didactique qui sera exposée dans cette communication, formalisée dans le cadre d’une recherche théorique conduite antérieurement (Messier, 2014, 2019), en est un exemple. Nous présenterons d’abord ce qui a conduit à la conceptualisation de cette démarche et exposerons ensuite les phases qui la composent. Nous terminerons par la présentation du design de la recherche-développement que nous amorçons dont les objectifs sont d’élaborer d’un dispositif d’accompagnement visant l’appropriation du processus de planification par des stagiaires en enseignement au secondaire et de documenter la mise à l’essai de celui-ci.
Selon l’UNESCO (2015), les pratiques éducatives devraient refléter la considération selon laquelle l’éducation est un droit humain fondamental ainsi que le fondement d’une société plus juste et équitable. Dans le même esprit, le Bureau international d’éducation (BIE) a produit un rapport sur les principaux enjeux actuels en matière de curriculum et d’apprentissage. L’organisme rappelle que l’efficacité de l’apprentissage passe par la mobilisation cognitive des élèves; il s’agit de les rendre le plus actifs possible, et ce, grâce à de multiples occasions leur permettant de traiter des situations complexes en salle de classe (Roegiers, 2016, p. 11). L’articulation de plusieurs ressources (comme des stratégies d’apprentissage ou des contenus disciplinaires) conjuguées à des compétences transversales comme traiter ou communiquer de l’information, développer son esprit critique et sa créativité ou apprendre à collaborer peut alors être mise à profit dans divers contextes (MELS, 2003, p. 4).
Or, bien que ces compétences issues des programmes officiels soient généralement formulées comme étant la responsabilité des élèves, il ne faut pas négliger le rôle prépondérant de l’enseignant, qui doit planifier des situations d’enseignement-apprentissage, rendant les élèves actifs dans leurs apprentissages. Les stratégies pédagogiques visent généralement l’optimisation du potentiel des apprenants. L’enseignant a la liberté de choisir celles qu’il utilisera à cette fin (Jonnaert, 2010). Considérant que les pratiques d’enseignement ont beaucoup à voir avec la qualité des apprentissages des élèves, il importe de bien outiller les futurs enseignants dès la formation initiale et de soutenir les enseignants en formation continue afin qu’ils planifient leur enseignement en tenant compte à la fois du caractère dynamique de la planification et des buts à atteindre.
Toutefois, concevoir et piloter des situations d’apprentissage selon des intentions pédagogiques précises correspond à un processus intentionnel qui peut s’avérer complexe pour les enseignants. L’objectif de ce symposium est de mettre en lumière des connaissances, des stratégies ainsi que des principes de planification pédagogique issus de recherches en éducation que des enseignants en formation initiale et en formation continue pourront utiliser afin de concevoir des situations d’enseignement-apprentissage riches et signifiantes au primaire et au secondaire. Ce symposium permet de poser quelques jalons pour alimenter le développement professionnel des acteurs scolaires, et des chercheurs qui s’y intéressent, à l’heure où répondre à la diversité des besoins en salle de classe constitue une préoccupation importante.
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