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Adrien Rannaud : University of Toronto
La communication consistera à présenter le fonds Simone-Bussières nouvellement constitué à Bibliothèque et Archives nationales du Québec et, ainsi, à donner un aperçu de la trajectoire d’une actrice déterminante de la vie culturelle québécoise du xxe siècle. Plus précisément, on se penchera ici sur son travail d’éditrice, à partir de sa correspondance avec plusieurs écrivains et écrivaines du Québec. Entre 1968 et 1988, les Presses Laurentiennes que crée et dirige Simone Bussières se font notamment connaître par le développement d’une collection particulière : « Le choix de ». Pour l’éditrice, il s’agit de proposer au public des anthologies fondées sur le choix personnel de l’écrivain concerné ou écrivaine concernée. Plusieurs auteurs et autrices figurent dans le catalogue de la collection, dont Roger Duhamel, Claire Martin, Hector de Saint-Denys Garneau (choix de Benoît Lacroix), Bertrand Vac, Félix Leclerc ou encore Rina Lasnier. Les correspondances de Bussières avec les écrivains et écrivaines révèlent les directions que se donne l’éditrice avec cette collection, ainsi que les liens de collaboration et d’amitié qui l’unissent à ceux et celles qu’elle cherche à mettre en valeur. La communication étudiera quelques-unes de ces correspondances, dans le but de mettre en lumière les stratégies de promotion et de patrimonialisation de la littérature québécoise chez Bussières.
La question des archives du livre a suscité, au cours des dernières années, plusieurs colloques et projets de recherche. Les chercheures et chercheurs qui s’y sont confrontés n’ont pu que constater la présence évanescente et feutrée des femmes et de leurs trajectoires au sein de ces masses de documents. C’est précisément cette question que ce colloque souhaite soulever de manière frontale : quelles sont les traces laissées par les femmes dans les archives du livre et de l’imprimé?
Longtemps écartées de tout poste à responsabilité, les femmes ont développé des stratégies alternatives, qui nous obligent à penser autrement la recherche sur leurs pratiques. La mise à la marge des femmes dans le monde de l’imprimé au Québec et l’obligation de renouveler nos approches de recherche seront les deux axes autour desquels s’organisera le colloque :
Axe 1. Questions institutionnelles
Le récit de l’histoire du livre et de l’imprimé au Québec, au moins jusqu’aux années 1970, est celui d’un monde d’hommes. Si notre connaissance de l’histoire des femmes écrivaines et journalistes s’affine de plus en plus, reste à éclairer celle de leur présence au sein des maisons d’édition, du monde de l’illustration, des imprimeries, des librairies, des associations. Les communications de cet axe permettront, à partir d’archives (au format papier ou audiovisuel), de mieux cerner la présence des femmes dans l’histoire de l’imprimé au Québec.
Axe 2. Questions de méthode
Où trouver les traces du travail des femmes dans le milieu du livre et de l’imprimé? Plus leur action est éloignée dans le temps, plus les chercheures et chercheurs doivent faire preuve d’inventivité pour débusquer même les faits biographiques les plus banals. Les communications de cet axe nourriront une réflexion inédite sur les spécificités des archives laissées par les femmes et sur la nécessité de développer de nouvelles méthodes pour appréhender ces objets.
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