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Guylaine Vaillancourt : Université Concordia
Cette présentation est le résultat d’une recherche phénoménologique qui visait à documenter la pratique de la musicothérapie auprès d’adultes recevant des services en santé mentale au Québec. La musicothérapie se développe depuis près de 60 ans au Québec et au Canada. La pratique de la musicothérapie s’est fait connaître en psychiatrie adulte avec Thérèse Pageau (Laurier, 1978). Celle-ci fut la première musicothérapeute canadienne- française à offrir ce service à Montréal, entre 1964 et 1977, alors qu’elle pratiquait à l’hospice Saint-Jean-de-Dieu, rebaptisé Hôpital Louis-Hippolyte-Lafontaine et, depuis peu, Institut universitaire en santé mentale de Montréal. Les modèles de réadaptation psychosociale, de rétablissement et de programmes en musicothérapie centrés sur les ressources personnelles contribuent au mieux-être des adultes vivant avec un problème de santé mentale tout en retrouvant leur créativité et un sentiment de plaisir dont la recherche en neuroscience témoigne. La musicothérapie agit sur le stress, la dépression, la schizophrénie et d’autres troubles mentaux (Bodner et al., 2007; Eyre, 2013a; Gold, Heldal, Dahle et Wigram, 2005; Pelletier, 2004; Ulrich, Houtmans et Gold, 2007) en diminuant les symptômes et en améliorant la qualité de vie. L’accès à des services de musicothérapie en santé mentale est un enjeu crucial pour permettre à des adultes fréquentant des milieux communautaires et hospitaliers de s’épanouir et de contribuer à la société.
La recherche est incontournable afin de mieux comprendre et réaliser les meilleures pratiques visant à soutenir le développement des collectivités dans un processus thérapeutique et artistique. Les résultats de recherche et les méthodologies exposées portent sur deux volets : 1) les arts comme modalités thérapeutiques; et 2) les arts et la culture comme moyens de promotion de la santé, de la résilience, de la cohésion et de l’inclusion sociale au sein des collectivités. Dans un cas comme dans l’autre, les arts sont l’objet de la recherche.
Ce colloque propose des recherches innovatrices basées sur les arts et la recherche-action participative, entre autres, qui nous permettent d’accéder à une connaissance tacite grâce à l’aspect expérientiel et relationnel ainsi qu’à l’expression de soi à travers les arts visuels, la danse, l’écriture, le mouvement, la musique et le théâtre. Ces méthodologies de recherche permettent de mieux saisir les défis humains, aussi bien physiques, psychologiques, cognitifs que sociaux, auxquels font face des individus et des groupes de tous les horizons. Les arts nous donnent un accès privilégié à l’étude des collectivités, de la créativité et de l’identité, entre autres, des concepts qui présentent une complexité et qui demandent souvent un approfondissement expérientiel pour mieux les saisir. La recherche est ainsi un lieu démocratique, accessible et inclusif qui approche l’autre dans sa totalité, en toute reconnaissance et humilité.
Les objectifs de ce colloque sont de déterminer des facteurs facilitant le développement et le transfert des connaissances, ainsi que l’implantation pérenne des résultats de recherche; de cibler des modes et des zones de collaboration, voire former des communautés de pratique, entre chercheurs, artistes, thérapeutes par les arts, étudiants, organismes culturels, milieux de vie, réseau de la santé et des services sociaux, collectivités et instances diverses; d’explorer des projets de thématiques de recherche; et d’énoncer des stratégies pour contrer les défis du financement. Ainsi, la diffusion des résultats de ces recherches peut également sensibiliser les différents ministères (Santé et Services sociaux, Éducation, Culture), villes et organismes au potentiel des arts dans les stratégies visant la santé et le bien-être des personnes et des collectivités.
Titre du colloque :