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Angela Aucoin : Université de Moncton
Que devons-nous retenir de cette journée de réflexion sur le bien-être à l'école? Cette synthèse permettra d'une part de mettre en évidence les éléments clés ayant fait l'objet de présentations et d'autre part, d'identifier des pistes de recherche ou d'intervention qui en découlent.
Il semble exister un certain dilemme chez plusieurs enseignants entre la place légitime que doit occuper le curriculum et celle de l’attention portée au bien-être des élèves (Morvan, 2015; Rousseau, 2013). À ce titre, la question du bien-être de l’élève à l’école connaît actuellement un véritable développement, aboutissant à la publication de nombreux travaux anglophones et francophones (p. ex. : Bradshaw, Keung, Rees et Goswami, 2011; Macro, Rambaud, Florin et Guimard, 2011; Rousseau, 2016; Rousseau et Espinosa, 2018). Les enfants passant une partie importante de leur vie à l’école, la qualité de l’expérience scolaire est essentielle pour le développement de leurs compétences sociales et de leurs capacités d’apprentissage. L’école, « comme lieu, ensemble de situations et de personnes » (Charlot, Bautier et Rochex, 1992, p. 29), devrait donc s’efforcer de garantir les conditions de bien-être de tous les élèves qu’elle accueille, et ainsi offrir un milieu sécuritaire, autodéterminant, accueillant et stimulant (Moldoveanu et Da Silveira, 2015), malgré la présence de situations familiales, économiques ou sociales compliquées (Espinosa, 2016), dans le but de favoriser le développement global et les apprentissages des enfants et des jeunes qui lui sont confiés. Si les enseignants s’entendent sur la complexité d’enseigner à une diversité d’élèves, l’équilibre entre le curriculum et le bien-être est difficile à trouver. Les moyens à mettre en œuvre font également défaut. Cette situation n’est pas sans lien avec l’utilisation ou non des connaissances issues de la recherche (CIR), un enjeu d’envergure en éducation (Brodeur, 2016). En réponse à ces préoccupations, ce colloque vise à dégager les CIR s’y rapportant autour de trois axes :
• la voix de l’enfant, du jeune, sur son expérience scolaire;
• la place de l’enfant, du jeune, dans la décision d’aide et l’aide elle-même;
• l’affectivité et les émotions de l’enfant, du jeune, qui influencent son expérience scolaire.
Ainsi, la place de l’enfant et du jeune de même que l’espace accordé à leur parole et à l’expression de leurs émotions participent à leur bien-être. Trop souvent, l’élève est considéré comme l’objet de l’enseignement de l’adulte, et non comme le sujet des apprentissages. Il s’agit donc d’articuler, à l’école, le projet de l’enseignant — défini dans le plan d’études — et les besoins de l’élève en tant que sujet apprenant.
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