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Louise Paquet
Penser l’intégration des nouveaux arrivants au Québec passe d’emblée par les enjeux liés au logement, à l’éducation, au système de santé, à l’insertion en emploi, à la compréhension des codes culturels, etc. Le loisir n’est pas perçu comme un champ d’action susceptible de favoriser l’intégration des nouveaux arrivants à la communauté. La recherche dont nous ferons état a été menée à Sherbrooke en 2019. Elle visait à comprendre comment le loisir (dans son sens large) peut être un vecteur d’intégration des nouveaux arrivants, à identifier les défis qui se posent en ce domaine et à dégager des perspectives d’action.
La recherche a mis en lumière plusieurs constats éclairant la situation de non-participation des nouveaux arrivants à l’offre de loisirs telle que proposée par le monde municipal et le milieu associatif. Elle a permis de dégager des pistes d’action dans l’ensemble des dimensions du loisir (sport, plein air, culturel, vie communautaire) et de remettre en question les façons de faire habituelles. Enfin, elle a abouti à la mise en place d’une expérience pilote d’animation et de mobilisation du milieu qui a cours depuis un an. Si le temps le permet, les impacts actuels et projetés de cette expérience pilote sur l’intégration des nouveaux arrivants seront aussi abordés.
L’arrivée des personnes réfugiées syriennes, puis celle de personnes demandeuses d’asile venues des États-Unis, a marqué le Québec ces dernières années. Les milieux de l’éducation, de la santé et des services sociaux ainsi que les instances juridiques se trouvent dans l’urgence de répondre aux multiples besoins de ces populations. Pourtant, alors que les représentations de l’opinion publique sur ce sujet deviennent plus négatives, il devient urgent d’élaborer des solutions dans le champ social qui tiennent compte de la transformation des dynamiques locales et globales et qui misent sur les ressources québécoises dans ce domaine. Or, les recherches menées auprès de personnes réfugiées et demandeuses d’asile montrent l’importance de l’environnement humain sur le développement de leur bien-être et soulignent ainsi l’importance de l’accueil et de la vie postmigratoire de ces familles. Ce colloque multisectoriel rassemble des chercheurs universitaires de disciplines et de champs variés (éducation, psychologie, travail social) et des praticiens des milieux de l’éducation, de la santé mentale, de l’organisation communautaire œuvrant auprès des familles réfugiées et demandeuses d’asile. Il vise à créer un espace de réflexion et de mobilisation de connaissances théoriques, empiriques et pratiques et tend vers une compréhension interdisciplinaire et systémique de la réalité des familles immigrantes, réfugiées et demandeuses d’asile, ainsi que la promotion de pratiques et de stratégies favorisant leur bien-être psychosocial et leur intégration à la société d’accueil.
Titre du colloque :