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Lidia Eugenia Cavalcante : Universidade Federal do Ceará
La situation d’urgence gérée par la pandémie de COVID-19 a provoqué une forte réaction de la part des organisations de la société civile et des entreprises privées au Brésil afin de mettre en œuvre des mesures de combattre au coronavirus. Dans le secteur philanthropique, le Groupe d’institutes, fondations et entreprises (GIFE) a lancé un programme de collecte de dons sur l’internet, créant un réseau et des liens entre les donateurs et les principales campagnes de prestation brésiliennes. Le GIFE est une organisation à but non lucratif, considérée comme référence dans le pays en matière d’investissement social privé.
Plus qu’à tout moment de notre histoire collective, notre regard est de plus en plus tourné vers l’avenir. Nous prenons donc très au sérieux le consensus qui se construit présentement face à l’urgence d’agir pour réduire l’empreinte négative de nos modèles civilisationnels de développement sur les écosystèmes naturels en général et le climat en particulier. Nous nous questionnerons, dans ce colloque, sur la capacité effective de la philanthropie et du monde universitaire accompagnant la production de connaissances sur ce secteur, d’agir positivement eu égard à la montée des inégalités sociales, à la crise environnementale et aux diverses fractures identitaires (sexisme, racisme, colonialisme, etc.). La philanthropie de changement social occupe-t-elle la place qui pourrait lui revenir? Cette place et les rôles qui en découlent : quelle est-elle, quels sont-ils?
Le moment est venu d’agir collectivement et de façon inclusive en vue de générer de grands changements et d’opérer un basculement axiologique. Tant les représentant.e.s de l’univers philanthropique que les acteur.rice.s de la société civile progressiste sont confronté.e.s à l’inévitabilité d’investir leurs capacités de penser et d’agir dans une transformation en profondeur des institutions en place. Sur ce plan, le monde scientifique doit être en mesure de répondre positivement et rapidement au besoin de redéfinir le rôle et la place des sciences et de l’université. Quelle part de responsabilité scientifique et universitaire avons-nous face aux défis posés par la transition sociale et écologique?
Pour explorer les déblocages à réaliser, nous proposons un colloque en trois temps qui permettra à des représentant.e.s de l’écosystème philanthropique et à des représentant.e.s du milieu universitaire d’explorer les manières de transformer nos façons de produire et de reproduire le vivre-ensemble dans des sociétés inclusives, altières, solidaires et écologistes.