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Jimmy PLOURDE : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Dans "What is Analytic Philosophy?", Hans Johann Glock s'en prend à la thèse de Michael Dummett selon laquelle ce qui définit la philosophie analytique, c'est le fait de prendre le tournant linguistique. Glock soutient que cette thèse n'est vraie que pour un petit nombre de philosophes analytiques (Wittgenstein, le Cercle de Vienne, Searle et la philosophie du langage ordinaire) et qu'elle ne peut servir de base suffisante pour rendre compte de l'unité de la philosophie analytique. En l'absence d'une telle base, Glock maintient qu'il faut adopter une conception plus molle de l'unité de la philosophie analytique, une conception en termes d'airs de famille. Je soutiendrai ici que la critique de Glock de la thèse de Dummett procède d'une conception trop étroite du tournant linguistique, qui restreint les visées de la méthode de l'analyse à la compréhension de la nature de la pensée et qui part du principe que les partisans du tournant linguistique ont tous une conception purement linguistique de la signification. Je montrerai que plusieurs philosophes ayant pris le tournant linguistique ne satisfont pas la description que Glock en donne et proposerai une autre interprétation du tournant qui permet de mieux en apprécier l'importance, notamment pour la question de l'unité de la philosophie analytique.
Le langage sert à exprimer et à communiquer les pensées des interlocuteurs. C’est en dialoguant que les locuteurs communiquent leurs pensées. Les sciences qui traitent du langage, de l’action et de la pensée (philosophie, sciences humaines et intelligence artificielle) reconnaissent l’importance des actes de discours (actes d’énonciation, de référence, de prédication, d’expression de propositions et d’attitudes ainsi qu’actes illocutoires et perlocutoires). Selon la théorie des actes de discours, les actes illocutoires sont les unités de base de signification et de communication dans l’usage et la compréhension du langage. Jusqu’à présent, on a surtout analysé les actes de discours accomplis par des locuteurs individuels à un seul moment d’énonciation. Cependant, les interlocuteurs entendent accomplir des actes illocutoires afin de poursuivre des conversations. Notre objectif principal est d’analyser la structure et la dynamique de jeux de langage oral et écrit importants. Le colloque réunit des logiciens, des linguistes, des philosophes, des informaticiens et des experts en intelligence artificielle et en apprentissage machine qui collaborent. Il est question des discours ayant un but conversationnel propre, des actes illocutoires de niveau supérieur et de l’intentionnalité collective. Certains chercheurs font des présentations critiques des hypothèses de la théorie des actes de discours sur l’analyse de la conversation à la lumière de nouvelles hypothèses, par exemple, en linguistique ou en intelligence artificielle. Les communications sont regroupées selon trois axes. Le premier, actes de discours et philosophie, regroupe des communications en philosophie du langage et de l’esprit. Le second, informatique, intelligence artificielle et communication, concerne la modélisation informatique des dialogues intelligents. Le troisième consacre l’analyse du discours et des interactions discursives ainsi que le traitement des langues naturelles.
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