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L’écriture de l’avant-projet de master en classe de FLE : représentations entre formation et pratiques de terrain

SB

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Souad Benabbes : Université d'Oum El Bouaghi

Résumé de la communication

Les étudiants de langues étrangères inscrits en master 2 éprouvent souvent des difficultés inquiétantes en matière de recherche et de rédaction scientifique. À l’instar d’I. Delcambre et D. Lahanier-Reuter, nous pensons que « les difficultés des étudiants sont légitimes, normales et traitables y compris à l’université » (Delcambre, Lahanier-Reuter, 2012, p. 33).

Nous nous interrogeons sur les principales causes des difficultés rencontrées par les étudiants de 2ème année universitaire relativement à la rédaction d’un avant-projet de master. Notre intérêt sera porté d’une part sur le rapport à l’écrit(ure) scientifique de ce public ainsi que les éventuelles ruptures ou continuités dans l’appropriation et la pratique de ce type d’écrit de la 1ère à la 2ème année de master, d’autre part sur les différents accompagnements que les étudiants déclarent recevoir ou rechercher auprès de leurs enseignants-encadrants.

Nous nous fonderons sur les résultats d’une enquête par questionnaire menée auprès de 50 étudiants de 2ème année de master spécialisés en didactique du FLE de l’université d’Oum El Bouaghi (Algérie). L’analyse préliminaire montrent d’une part que les étudiants ont des difficultés quant à la rédaction des écrits scientifiques, notamment la problématique, l’hypothèse, la planification de la recherche. D’autre part, ils reconnaissent tirer profit des contenus dispensés en cours de méthodologie, mais souhaitent bénéficier d’ateliers pratiques et d’une formation approfondie.

Résumé du colloque

Dans l’enseignement supérieur, les étudiants sont confrontés à des défis en matière de lecture et d’écriture, car, à chaque palier de la scolarité et dans chaque discipline ou domaine de connaissance, l’appropriation des savoirs passe par de nouveaux écrits à lire et à produire, souvent complexes. Ceux-ci ont des caractéristiques particulières que les étudiant.e.s ne connaissent pas encore. Aussi ont-ils besoin d’être accompagnés dans leur démarche d’appropriation des écrits. Par ailleurs, ce besoin d’accompagnement s’inscrit dans un environnement numérique, favorable non seulement à l’émergence de nouveaux genres universitaires (Russell, 2012), mais aussi à des stratégies numériques relatives aux littératies dans l’enseignement supérieur (Vincent et coll., 2019). Dans le milieu francophone, la prise en charge de la formation aux littératies propres à l’enseignement supérieur est nettement plus tardive que dans le milieu anglophone, mais son expansion n’en est pas moins rapide, comme en témoignent les nombreuses publications sur le sujet depuis le début des années 2000 (Blaser et Pollet, 2010; Boch, 2013; Delcambre et Lahanier-Reuter, 2010, 2012; Donahue, 2008, 2010; Pollet, 2001, 2004; Thyrion, 2011). Au Québec, plusieurs initiatives visant à soutenir l’entrée dans l’écrit universitaire des étudiant.e.s postsecondaires ont vu le jour dans les dernières années, tant dans les cégeps (Libersan, 2010; Bélec, 2018) que dans les universités (Blaser et coll., 2020; Messier et coll., 2016). Dans ce colloque, nous faisons le point sur la définition de la littératie au niveau postsecondaire, puis examinons les ruptures et les continuités dans l’appropriation des écrits selon les ordres d’enseignement, les supports (manuscrit ou numérique) et les caractéristiques des disciplines. Enfin, nous observons les caractéristiques et les retombées des formations aux littératies offertes dans différents établissements d’enseignement supérieur du Québec et d’ailleurs.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
Discutant-e- de la session : Eliane Lousada Souad Benabbes
section icon Date : 5 mai 2021

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