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Les effets de la pandémie de COVID-19 sur les journalistes du Québec

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Caroline Lacroix : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

La pandémie de COVID-19 bouleverse le monde entier lorsqu’elle survient en mars 2020. C’est le début d’une couverture journalistique exceptionnelle où pendant des semaines, voire des mois, toutes les nouvelles portent exclusivement sur le nouveau coronavirus qui paralyse la planète. Les journalistes, qui composaient déjà avec la crise financière des médias, sont alors confrontés à un flux d’informations exceptionnel et au fléau de la désinformation qui prend une ampleur jamais vue jusqu’alors. À cela s’ajoutent les risques sanitaires auxquels les professionnels de l’information doivent s’adapter pour se protéger tout en poursuivant leur travail, à l’heure où le grand public cherche par tous les moyens à s’informer. Mon mémoire est l’une des premières recherches universitaires à explorer comment la pandémie de coronavirus affecte les journalistes du Québec. À partir de l’analyse de neuf entretiens semi-dirigés réalisés avec des journalistes qui ont participé à cette éclipse médiatique sans pareille, nous présentons comment ils se sont adaptés à de nouvelles contraintes journalistiques qui ont menacé le droit à l’information. Nous abordons également leurs perceptions quant au double-rôle qu’ils ont joué, celui de messagers et de chiens de garde du gouvernement. Enfin, nous présentons leur vision de l’importance de leur métier ainsi que leurs inquiétudes quant aux effets néfastes que la pandémie pourrait avoir sur l’avenir des médias d’information.

Résumé du colloque

Dans un contexte de volatilité, d’incertitude, de complexité et d’ambiguïté (Nandram et Bindlish, 2017), les tensions qui émergent dans les démocraties suscitent divers bouleversements. Ces bouleversements qui se manifestent à notre époque poussent plusieurs acteurs sociaux à mobiliser la notion de vivre-ensemble comme cadre normatif de vie en commun. Ces positionnements normatifs interpellent les chercheur.e.s depuis plus d’une décennie (voir, par exemple, Perraton et Bonenfant, 2009). Les communications qui seront présentées lors de ce colloque chercheront à explorer les terrains de ces bouleversements et leur amplitude. Le colloque aborde notamment les questions suivantes : comment les acteurs de la société civile définissent-ils le vivre-ensemble? Comment cette notion est-elle mobilisée, mise en pratique et vécue dans la société et les organisations?

Ce colloque propose de se pencher sur cette problématique en tentant de cerner les contenus concrets et symboliques du vivre-ensemble, tout en explorant ses limites (en relevant ce qui ne concerne pas le vivre-ensemble dans les sociétés modernes). L’événement sera structuré selon trois axes : 1) droit et diversité; 2) entreprises et religions; et 3) identité et radicalisation. Chacun des axes orientera les contributions des participant.e.s en fonction de certaines thématiques. L’axe « droit et diversité » interpellera des chercheur.e.s qui travaillent, entre autres, sur les questions de la laïcité, de la langue et des cultures autochtones (le vivre-ensemble après l’adoption de la loi 21 au Québec ou à la suite de la Commission de vérité et réconciliation). L’axe « entreprises et religions » se concentrera sur les espaces ouverts par le religieux dans le monde du travail (les entreprises de tendance, l’intégration économique des immigrants dans un contexte pluriel). L’axe « identité et radicalisation » s’intéressera à l’émergence de la radicalité dans divers espaces démocratiques (populisme et montée des extrêmes, rôles et positionnements des médias face aux radicalismes, processus de radicalisation menant à la violence). Sans se limiter à ces exemples, les communications présentées s’inscriront en lien avec l’un de ces axes.

Tout en tentant de fournir des pistes afin de mieux comprendre les bouleversements sociaux et les chocs de valeurs que ces bouleversements entraînent, ce colloque vise également un objectif méthodologique en favorisant la présentation de recherches systématisant les analyses interdisciplinaires en provenance des sciences juridiques, de la sociologie, de l’anthropologie, de la théologie et des sciences des religions.

Nandram, Sharda S. et Puneet K. Bindlish (2017), Managing VUCA Through Integrative Self-Management: How to Cope with Volatility, Uncertainty, Complexity and Ambiguity in Organizational Behavior, Cham, Springer International Publishing.

Perraton, Charles et Maude Bonenfant (réd.) (2009), Vivre ensemble dans l’espace public, Québec, Presses de l’Université du Québec.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 5 mai 2021

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