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Mélissa Villella : Université d'Ottawa
Cette communication orale portera sur une étude doctorale qualitative/interprétative de type naturaliste menée de 2018 à 2020. L’objectif était d’explorer comment neuf leaders éducatifs et systémiques d’expression française de l’Ontario (LESEFO) conçoivent une compétence interculturelle, selon le modèle d’une compétence interculturelle (CI) de Gélinas-Proulx (2014) et celui de Fantini (2019), puisqu’une CI peut comprendre la lutte contre le racisme (Toussaint, 2011; Potvin, 2018; Rocher et White, 2014). Les pratiques antiracistes des LESEFO pour favoriser l’identité noire ont aussi été analysées selon Howard et James (2018). L’étude comprenait 3 phases et les résultats ont été tirés de 3 sources : (a) questionnaire sur la compétence interculturelle Earley et Mosakowski (2004), traduit par IsaBelle et Gélinas-Proulx (2010) et légèrement adapté de ma part; (b) 24 entrevues semi-dirigées sur l’interculturel, le leadership et les antiracismes menées auprès des LESEFO ayant été inspirées des études de Dinnan (2009), Gélinas-Proulx (2014), Howard et James (2019); Jubert (2017), Potvin et coll. (2006) ainsi que Sider et coll. (soumis); et; (c) mes journaux de bord. L’analyse inductive générale (Blais et Martineau, 2006) a été favorisée, le logiciel NVivo 12 a été utilisé. Les participant.e.s ont vérifié leurs transcriptions pour en assurer la validité. L’étude a examiné la formation et le perfectionnement des LESEFO en matière de compétence interculturelle et antiraciste.
Les approches collaboratives sont considérées par plusieurs comme un levier pour mobiliser des acteurs à l’égard de la mission éducative. Ces approches, dont la portée va bien au-delà des salles de classe, privilégient différentes voies d’action (Ainley et Carstens, 2018) et adoptent une variété de formes (ex. : communautés d’apprentissage professionnel, partenariats, comités consultatifs). Or, leur mise en œuvre pose des défis au chapitre des conditions de succès, des styles d’interaction, du partage du pouvoir, etc. Pour les directions d’établissement, il devient nécessaire de s’interroger sur la capacité de leur milieu à collaborer pour cibler les stratégies à mettre de l’avant. Tout comme il importe aux praticiens et aux chercheurs d’adopter une posture critique, il faut se demander jusqu’à quel point la collaboration est susceptible d’améliorer la réussite et ne pas tomber dans le piège de confondre la fin et les moyens (Chapman et Muijs, 2014; Croft, 2015).
D’où des questions telles que :
► Quels facteurs favorisent ou entravent la collaboration intraorganisationnelle ou interorganisationnelle?
► Quelles sont les compétences requises pour les acteurs?
► Quelles sont les stratégies déployées par les porteurs de dossier pour composer avec les défis inhérents à ces approches?
► Comment et selon quels critères les retombées de la collaboration peuvent-elles être évaluées?
Ainley, J. et R. Carstens. 2018. Teaching and Learning International Survey (TALIS) 2018 Conceptual Framework. Document de travail de l’OCDE sur l’éducation, n° 187, Paris, Éditions OCDE.
Chapman, C. et D. Muijs. 2014. « Does school-to-school collaboration promote school improvement? A study of the impact of school federations on student outcomes », School Effectiveness and School Improvement, vol. 25, no 3, p. 351-93.
Croft, J. 2015. « Collaborative Overreach: Why Collaboration Probably Isn’t Key to the Next Phase of School Reform », Research Report, no 7, Londres, The Centre for the Study of Market Reform of Education Ltd.
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