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André Gariépy : Gouvernement du Québec
L’admission à une profession règlementée est un passage obligé pour bon nombre de secteurs d’activités stratégiques pour le Québec. La réussite du projet d’établissement au Québec des professionnels formés à l’étranger repose sur l’existence de mécanismes de reconnaissance des compétences équitables et efficaces.
La reconnaissance des compétences des professionnels formés à l’étranger revient fréquemment dans l’actualité, avec son lot de problèmes dénoncés, de mesures annoncées, de recherches amorcées ou publiées.
Le sujet se présente comme un chantier à long terme marqué par des « cônes orange » signalant des travaux multiples dont on ne voit pas toujours la coordination et l’aboutissement. Néanmoins, tout comme dans le domaine des infrastructures, le fait que des travaux soient en cours rassure et donne espoir.
Le Commissaire à l’admission aux professions fera part de sa perspective sur le sujet, soit celle d’un ombudsman assigné spécialement à cet enjeu individuel, social et économique. Le propos prendra appui sur une observation historique, dont les dix années d’existence de la fonction de commissaire. Le propos, critique et prospectif, concernera tous les acteurs et les aspects de la reconnaissance des compétences.
L’orientation des politiques canadienne et québécoise en matière d’immigration favorise la venue de professionnels formés à l’étranger (PFÉ). En effet, la situation du Canada tout comme celle du Québec, sur le plan économique et démographique, fait en sorte que les PFÉ jouent un rôle central dans l’activité socioéconomique du pays. Même avec des outils de sélection permettant d’attirer une main-d’œuvre qualifiée pour combler un manque dans certains secteurs de l’emploi, les PFÉ sont confrontés à plusieurs obstacles lorsqu’il est question de leur intégration dans le marché du travail, particulièrement ceux désirant exercer une profession réglementée. L’une des difficultés majeures à l’intégration socioprofessionnelle des immigrants concerne la reconnaissance des qualifications professionnelles (RQP). Cette RQP consiste à vérifier si la formation et l’expérience de travail acquises par un immigrant à l’étranger respectent les normes et les pratiques établies par le Québec et le Canada. Elle est importante puisqu’elle permet une reconnaissance sociale de la profession. La reconnaissance sociale est habituellement liée à certains avantages comme le renforcement des possibilités sur le plan de la mobilité professionnelle, un accès à une rémunération supérieure et de meilleurs avantages sociaux. La reconnaissance des acquis et des compétences est également importante pour les organisations, puisque leur intérêt en la matière implique la nécessité d’assurer un suivi de la qualification professionnelle de la main-d’œuvre et de mettre à jour de façon continue les compétences utiles à l’exercice de cette profession.