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Jean-françois Desbiens : Université de Sherbrooke
Au Québec, la formation initiale à l’enseignement doit mener au développement de 12 compétences (MEQ, 2001). Pour les formateurs, cette injonction pose d’importantes contraintes notamment lorsqu’il est question de compétences dont le montage et le rodage (Brien, 1994) supposent des conditions de mises en œuvre authentiques de même qu’une forte composante interactive comme c’est le cas notamment de la compétence 4 Piloter des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre. Cette communication a pour objet de présenter le dispositif de formation mis en place à la Faculté des sciences de l’activité physique (Université de Sherbrooke) pour aider les futurs enseignants d’éducation physique et à la santé à développer leurs habiletés de communication pédagogique laquelle suppose une forte composante de pilotage. Cette présentation situera l’activité Communication et intervention en ÉPS par rapport à d’autres activités du cursus de formation ayant l’acte d’enseigner comme objet central. Elle identifiera quelques-uns des instruments de formation utilisés et décrira comment sont articulés les volets théorique et pratique de même que le modèle d’apprentissage expérientiel mis de l’avant. Enfin, quelques enjeux liés à l’évaluation des apprentissages de même qu’au développement professionnel des futurs enseignants sont soulevés.
Plusieurs programmes de formation à l’enseignement proposent des dispositifs basés sur l’alternance (Gremion et Maubant, 2017) qui prévoient des temps d’apprentissage successifs entre une institution et un milieu professionnel afin que les étudiants puissent mettre à profit les différents éléments et expériences liés à la conception et au pilotage d’activités d’enseignement. Cette alternance accorde une place particulière à la formation sur le terrain (Maubant, 2007). Au Québec, par exemple, l’étudiant réalise plus de 700 heures de stage durant la formation initiale (MELS, 2008). Pourtant, la « formation est rejetée pour cause de décalage avec le réel des situations professionnelles » (Kaddouri, 2008, p. 67). De façon générale, les étudiants accordent beaucoup de crédit aux stages au détriment de leurs cours, perçus comme trop théoriques et peu significatifs (Sjølie, 2014). Hennissen, Beckers et Moerkerke (2017) notent d’ailleurs que l’articulation entre les cours et les stages constitue un défi pour de nombreux étudiants, et certains auteurs estiment que des liens entre ces deux pans de la formation sont indispensables pour qu’une rationalité pratique se développe chez les futurs enseignants (Buysse et Vanhulle, 2010). Pour y parvenir, un regard sur le développement des compétences professionnelles dans la formation est indispensable. Y a-t-il des compétences professionnelles « réservées » à la formation pratique et d’autres liées à la formation théorique? En ce sens, la compétence relative au pilotage des activités d’enseignement est surtout observée et évaluée au cours des stages, mais qu’en est-il de sa préparation dans les cours à l’université?
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