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Renouveler l’enseignement de la littérature au collégial afin de favoriser le développement des compétences en littératie et l’amélioration du rapport affectif à la lecture

CB

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Catherine Bélec : Cégep Gérald-Godin

Résumé de la communication

Chez les jeunes adultes, la lecture joue un rôle crucial dans la réussite éducative (CTREQ, 2017). Dans les cours de littérature du collégial, discipline censée jouer un rôle central dans le développement de la lecture, on observe un bris de cohérence entre les énoncés de compétence, centrés sur l’écriture de textes scolaire, et les objectifs de la discipline (MEES, 2017) ainsi qu’une faible intégration de l’approche par compétence (Ouellet et Boutin, 2006). À l’automne 2020, deux chercheuses-praticiennes ont expérimenté le prototype d’une nouvelle approche pédagogique de la littérature auprès de trois groupes d’élèves (Bélec et Doré, 2021). L’approche, intégrant de récentes connaissances sur la lecture (Bélec, 2018) et les savoir-être (Bertrand, 2017), se base sur la prémisse qu’une métacompétence est impliquée dans tous les cours de français obligatoires du cursus collégial : la lecture littéraire (Dufays, 2011). Le prototype a été peaufiné au fil de la session grâce aux données qualitatives collectées au moyen des journaux de bord des chercheuses (Baribeau, 2005) et des conclusions résultant de rencontres de débreffage (Bastiani, 2020). Au terme du cours, 43 élèves ont donné accès à leurs productions et 15 ont répondu à une question ouverte sur l’approche à des fins d’analyses. Celles-ci suggèrent que l’approche favorise la transférabilité des acquis ainsi que l’amélioration des compétences en littératie et du sentiment d’efficacité personnelle en lecture des élèves.

Résumé du colloque

Dans l’enseignement supérieur, les étudiants sont confrontés à des défis en matière de lecture et d’écriture, car, à chaque palier de la scolarité et dans chaque discipline ou domaine de connaissance, l’appropriation des savoirs passe par de nouveaux écrits à lire et à produire, souvent complexes. Ceux-ci ont des caractéristiques particulières que les étudiant.e.s ne connaissent pas encore. Aussi ont-ils besoin d’être accompagnés dans leur démarche d’appropriation des écrits. Par ailleurs, ce besoin d’accompagnement s’inscrit dans un environnement numérique, favorable non seulement à l’émergence de nouveaux genres universitaires (Russell, 2012), mais aussi à des stratégies numériques relatives aux littératies dans l’enseignement supérieur (Vincent et coll., 2019). Dans le milieu francophone, la prise en charge de la formation aux littératies propres à l’enseignement supérieur est nettement plus tardive que dans le milieu anglophone, mais son expansion n’en est pas moins rapide, comme en témoignent les nombreuses publications sur le sujet depuis le début des années 2000 (Blaser et Pollet, 2010; Boch, 2013; Delcambre et Lahanier-Reuter, 2010, 2012; Donahue, 2008, 2010; Pollet, 2001, 2004; Thyrion, 2011). Au Québec, plusieurs initiatives visant à soutenir l’entrée dans l’écrit universitaire des étudiant.e.s postsecondaires ont vu le jour dans les dernières années, tant dans les cégeps (Libersan, 2010; Bélec, 2018) que dans les universités (Blaser et coll., 2020; Messier et coll., 2016). Dans ce colloque, nous faisons le point sur la définition de la littératie au niveau postsecondaire, puis examinons les ruptures et les continuités dans l’appropriation des écrits selon les ordres d’enseignement, les supports (manuscrit ou numérique) et les caractéristiques des disciplines. Enfin, nous observons les caractéristiques et les retombées des formations aux littératies offertes dans différents établissements d’enseignement supérieur du Québec et d’ailleurs.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
Discutant-e- de la session : Catherine Bélec François Vincent
section icon Date : 5 mai 2021

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