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Tchotsoua Michel : Université
La Revue Internationale de Géomatique, Aménagement et Gestion des Ressources (http://acager.org/revue-scientifique/) est une revue en ligne ouverte qui s’efforce de se libérer des serres de la vente de ses tirés à part et de ses volumes. Elle publie en français ou en anglais des articles originaux ou de synthèse, des notes de lecture ou/et de recherche, des comptes rendus de mémoires, de thèses ou d'ouvrages résultant des recherches effectuées dans le domaine de la Géomatique, de l’aménagement ou de la gestion des ressources. Le bilan de la production des 6 premiers numéros et le dépouillement des fiches d’enquêtes soumis aux lecteurs et chercheurs ayant publiés dans cette revue révèlent qu’il est important d’intensifier la vulgarisation des résultats scientifiques portant sur l’évaluation des dynamiques des types d’occupation du sol en vue d’un aménagement des territoires, d’une gestion des risques naturels et d’une exploitation des ressources naturelles harmonieux. Ce bilan tend aussi à soutenir que le statut d’ouvert et engagé pour la gestion des ressources et l’aménagement des territoires de cette revue ne pourra se maintenir que si elle bénéficie des dons et legs. Ce sans quoi, la qualité et la crédibilité vont se dégrader rapidement.
« Une autre science est possible : science collaborative, science ouverte, science engagée, contre la marchandisation du savoir », proposait-on il y a 10 ans lors du colloque de fondation de l’Association science et bien commun. Depuis cet événement, nous nous sommes interrogés avec plus de 200 chercheuses et chercheurs des pays du sud et du nord, professionnels et citoyens, notamment sur les politiques scientifiques, la science comme outil de développement durable, la liberté universitaire, la responsabilité sociale des chercheurs et chercheuses, la science ouverte, le libre accès et la justice cognitive.
Aujourd’hui, comment s’articulent les différentes visions des sciences? Entre l’idéal de la science néolibérale vectrice d’un développement économique mondialisé, l’idéal de la science positiviste qui existe à côté de la société, motivée par la découverte d’une Vérité unique sans égard aux besoins et aux conséquences, l’idéal de la science engagée dans laquelle les savoirs deviennent actifs, vecteurs de progrès social — mais au profit de qui? —, et l’idéal de la science ouverte, qui reconnaît la diversité des savoirs et invite le dialogue — mais peut-être au détriment de son propre pouvoir et d’une certaine cohésion sociale?
Quelles formes prennent aujourd’hui les idéaux alternatifs de la science ouverte, engagée ou inclusive? À quelles activités scientifiques sont-ils associés? Existent-ils encore en marge, peu reconnus, peu soutenus? Devant la crise des changements climatiques et celle de la pandémie de la COVID-19, prennent-ils une nouvelle importance ou sont-ils dénaturés? Comment pourraient-ils être mieux soutenus par les politiques scientifiques des divers pays, par les actions des universités partout dans le monde, et par les chercheurs et chercheuses au nord comme au sud? Quels sont les nouveaux domaines prioritaires émergés ou émergents de la science ouverte, engagée ou inclusive; biodiversité, agroécologie, droits de la personne, énergies?