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Transformer la radicalisation pro-environnementale des jeunes en résilience urbaine intergénérationnelle : démocratie numérique et responsabilités éducatives

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Paul Murphy : Université Laval

Résumé de la communication

L’activisme environnemental prêche l’innovation hybride dans les espaces publics — hors ligne et sur le web — par la démocratie participative et délibérative. Ceci est percutant, les aménagements urbains autodépendants étant le terrain et l’objet de manifestations internationales pour la justice intergénérationnelle. Citons « Fridays for Future », « Youth v. Gov. », « Extinction Rebellion » et « Sunrise Movement. » La principale contribution de cette étude sera l’élaboration d’une typologie de la diversité des techniques de communication utilisées dans la démocratie numérique radicale, tant en ligne que dans la rue. Cette typologie est documentée à l’aide d’observations discrètes de l’urbanisme tactique, notamment des graffitis, des journaux locaux, des affiches d’événements et des entretiens informels. Les données relatives à la participation électorale record des jeunes, à leur expertise en matière de fracture numérique et à la hausse du chômage des jeunes suggèrent que les clivages intergénérationnels pourraient intensifier l’emploi de ces méthodes. Pour transformer les processus de radicalisation des jeunes en résilience communautaire intergénérationnelle, les institutions politiques doivent formaliser les capacités d’écocitoyenneté en utilisant l’apprentissage tout au long de la vie, alimentée par les ressources éducatives ouvertes, et soutenir les espaces de recherche à vocation civique qui adoptent la méthode de recherche-action participative des jeunes.

Résumé du colloque

« Une autre science est possible : science collaborative, science ouverte, science engagée, contre la marchandisation du savoir », proposait-on il y a 10 ans lors du colloque de fondation de l’Association science et bien commun. Depuis cet événement, nous nous sommes interrogés avec plus de 200 chercheuses et chercheurs des pays du sud et du nord, professionnels et citoyens, notamment sur les politiques scientifiques, la science comme outil de développement durable, la liberté universitaire, la responsabilité sociale des chercheurs et chercheuses, la science ouverte, le libre accès et la justice cognitive.

Aujourd’hui, comment s’articulent les différentes visions des sciences? Entre l’idéal de la science néolibérale vectrice d’un développement économique mondialisé, l’idéal de la science positiviste qui existe à côté de la société, motivée par la découverte d’une Vérité unique sans égard aux besoins et aux conséquences, l’idéal de la science engagée dans laquelle les savoirs deviennent actifs, vecteurs de progrès social — mais au profit de qui? —, et l’idéal de la science ouverte, qui reconnaît la diversité des savoirs et invite le dialogue — mais peut-être au détriment de son propre pouvoir et d’une certaine cohésion sociale?

Quelles formes prennent aujourd’hui les idéaux alternatifs de la science ouverte, engagée ou inclusive? À quelles activités scientifiques sont-ils associés? Existent-ils encore en marge, peu reconnus, peu soutenus? Devant la crise des changements climatiques et celle de la pandémie de la COVID-19, prennent-ils une nouvelle importance ou sont-ils dénaturés? Comment pourraient-ils être mieux soutenus par les politiques scientifiques des divers pays, par les actions des universités partout dans le monde, et par les chercheurs et chercheuses au nord comme au sud? Quels sont les nouveaux domaines prioritaires émergés ou émergents de la science ouverte, engagée ou inclusive; biodiversité, agroécologie, droits de la personne, énergies?

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 5 mai 2021

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