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Monica Schlobach : Cégep de Maisonneuve
Cette communication s’appuie sur une recherche qualitative à partir d’histoires de vie portant sur les parcours socioprofessionnels de treize ingénieurs brésiliens ayant migré au Québec entre 2003 et 3013. Cette communication présente les difficultés et les obstacles vécus par ces professionnels par rapport à la reconnaissance de leurs compétences par l’ordre professionnel des ingénieurs (OIQ). Trois moments de leur parcours seront mis en évidence, soit leur cheminement scolaire pour répondre aux exigences de l’ordre, les examens proprement dits de l’ordre et les exigences du junioriat. À travers ces expériences, se dévoilent des processus de discrimination et d’exclusion sociale par rapport au genre et à l’âge, souvent invisibles dans le discours public.
L’orientation des politiques canadienne et québécoise en matière d’immigration favorise la venue de professionnels formés à l’étranger (PFÉ). En effet, la situation du Canada tout comme celle du Québec, sur le plan économique et démographique, fait en sorte que les PFÉ jouent un rôle central dans l’activité socioéconomique du pays. Même avec des outils de sélection permettant d’attirer une main-d’œuvre qualifiée pour combler un manque dans certains secteurs de l’emploi, les PFÉ sont confrontés à plusieurs obstacles lorsqu’il est question de leur intégration dans le marché du travail, particulièrement ceux désirant exercer une profession réglementée. L’une des difficultés majeures à l’intégration socioprofessionnelle des immigrants concerne la reconnaissance des qualifications professionnelles (RQP). Cette RQP consiste à vérifier si la formation et l’expérience de travail acquises par un immigrant à l’étranger respectent les normes et les pratiques établies par le Québec et le Canada. Elle est importante puisqu’elle permet une reconnaissance sociale de la profession. La reconnaissance sociale est habituellement liée à certains avantages comme le renforcement des possibilités sur le plan de la mobilité professionnelle, un accès à une rémunération supérieure et de meilleurs avantages sociaux. La reconnaissance des acquis et des compétences est également importante pour les organisations, puisque leur intérêt en la matière implique la nécessité d’assurer un suivi de la qualification professionnelle de la main-d’œuvre et de mettre à jour de façon continue les compétences utiles à l’exercice de cette profession.
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