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Simon Pineault : Ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
Le nouvel Atlas de l’eau vise à établir une base commune de connaissances pour une grande variété d’acteurs. Il présente de nombreuses informations d’intérêt public concernant notamment les sources de pollution du milieu aquatique, la qualité de l’eau et des écosystèmes ainsi que les problématiques prioritaires identifiées par zone de gestion intégrée de l’eau par bassin versant.
En plus des données de rejets d’eaux usées déjà disponibles pour plusieurs secteurs industriels, l’Atlas de l’eau rend désormais disponible un certain nombre de nouveaux indicateurs et de connaissances inédites concernant :
• Les rejets d’eaux usées des ouvrages de surverse et stations d’épuration municipales ainsi que des lieux d’enfouissement technique;
• La charge à épandre et la saturation des sols en phosphore sur les parcelles agricoles;
L’Atlas de l’eau est mis à jour régulièrement pour permettre d’actualiser les connaissances disponibles, qui sont en constante évolution. Prélèvements d’eau, eaux souterraines, milieux humides, eau potable, baignade, étiages, inondations et changements climatiques sont autant de thématiques qui sont considérées pour bonifier l’Atlas de l’eau. De nouveaux indicateurs feront également leur apparition au fil des ans pour mieux vulgariser les connaissances disponibles, caractériser les sources de pollution diffuse et prendre en compte les impacts cumulés des pressions exercées sur le milieu aquatique.
Disposer, en quantité suffisante, d’une eau de bonne qualité à l’ère des changements mondiaux (démographiques, culturels, industriels, climatiques, etc.) est au cœur des préoccupations du 21e siècle. L’intensification de l’urbanisation et des activités industrielles et agricoles ont un effet direct sur les émissions de gaz à effet de serre, et donc sur l’accélération du changement climatique, ainsi que sur la détérioration de la qualité des eaux. L’introduction d’effluents de plus en plus complexes et l’apparition dans l’environnement de contaminants d’intérêt émergent réfractaires dans les eaux constituent un risque reconnu pour la santé humaine et environnementale. Il est également attendu que les inondations, les sécheresses et les problèmes d’approvisionnement qui existent en raison de la répartition inégale des ressources en eau deviennent plus fréquents en raison du changement climatique.
Dans l’optique d’un développement durable, il devient de plus en plus urgent de développer des approches de gestion écoresponsables des ressources en eau. Le développement de modèles de gouvernance pour réduire les risques et les vulnérabilités est une solution en soi, mais elle repose, entre autres, sur la quantification des changements anticipés du régime hydrologique de bassins versants compte tenu du changement climatique, le développement de stratégies d’adaptation en vue de ces changements, le développement de systèmes de prévision hydrologique capables de prendre en compte toutes les sources d’incertitude qui interviennent le long de la chaîne de prévision, le développement de modèles permettant la gestion adéquate de nos barrages, l’implication citoyenne dans la gouvernance de l’eau et le développement de technologies pour l’assainissement des eaux en conditions extrêmes.
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