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Effets d’un programme d’éveil à la lecture et à l’écriture sur les compétences langagières d’enfants de 4 et 5 ans issus de contextes linguistiques variés

JM

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Julie Myre-Bisaillon : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

L’éveil à la lecture et à l’écriture s’inscrit dans les approches à privilégier en milieux défavorisés pour mieux accompagner les élèves à entrer dans les apprentissages formels de l’écrit. Le programme d’éveil à la lecture et à l’écriture dans les services de garde en milieu scolaire (ÉLÉ-SGMS) a été expérimenté auprès d’une centaine d’enfants de 4 et 5 ans d’univers linguistiques variés au cours d’une année. Un design expérimental a été utilisé pour comparer l’intervention en fonction de 4 groupes : un premier groupe a été exposé au programme ÉLÉ-SGMS en service de garde, un groupe a été exposé à un programme visant le développement de conduites interprétatives, un groupe a été doublement exposé et un autre groupe, dit témoin, n’a pas été exposé. Des analyses différenciées (en cours) permettront de dresser le portrait des compétences langagières des enfants en fonction de la langue parlée à la maison et de la langue de scolarisation et de l’intervention à laquelle ils ont été exposés.

Résumé du colloque

La Francophonie constitue un espace inclusif et respectueux du plurilinguisme des peuples qui la composent (OIF, 2014). La diversité linguistique invite à repenser l’espace éducatif pour inclure et célébrer les langues qui le composent. Au Québec, le nombre d’élèves allophones scolarisés en français est en augmentation constante depuis les vingt dernières années (MELS, 2014a). Cette diversité linguistique est tout aussi vraie dans les contextes francophones et anglophones minoritaires au Canada (Landry, Allard et Deveau, 2010; Cavanagh et Cammarata, 2016; McAndrew, 2010). La diversité linguistique dans le monde scolaire s’enrichit également par la présence des peuples autochtones dans les centres urbains (Lavoie et coll., 2012). Plus de 50 % des personnes autochtones habitent dans les centres urbains au Québec (Statistique Canada, 2016). Étant donné l’augmentation du nombre d’élèves allophones et autochtones, les enseignants des classes ordinaires sont amenés à travailler de plus en plus souvent avec des groupes fortement hétérogènes, composés en partie d’élèves en processus d’intégration linguistique et scolaire. Cela représente un grand défi pour ces enseignants qui sont jusqu’à présent assez isolés pour faire face à leur nouveau contexte de travail. Plusieurs projets de recherche ont cours pour favoriser les langues et les cultures des apprenants et leurs répertoires linguistiques du préscolaire à l’université (Gosselin-Lavoie et Armand, 2019; Chumak-Horbatsch, 2019; Wigglesworth, Simpson and Vaughan, 2018). En effet, depuis quelques années, divers chercheurs encouragent le développement d’une didactique intégrée des langues (Dezutter et Thomas, 2017; Candelier, 2003, 2007; Moore et coll., 2009). Ce colloque aborde trois problématiques en lien avec le plurilinguisme en milieu scolaire : 1) les pratiques d’enseignement et d’apprentissage plurilingues; 2) l’éveil aux langues en contexte majoritaire; et 3) la revitalisation et la transmission des langues autochtones.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 6 mai 2021

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